Lundi, 23 octobre 2017

Dans les bourbiers du Proche-Orient

Lundi 24 avril 2017
Une maison détruite à Sanaa, capitale du Yemen, 2015.
Wikimedia commons

L’édition 2017 du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), à Genève, a donné lieu à des interventions qualifiées sur l’état de guerre civile au Proche-Orient. Jérôme Gygax revient sur ces débats, qui ont mis en lumière les «mythes» entourant le rôle des puissances régionales et de leurs alliés internationaux dans cette tragédie humanitaire.

Les conflits en cours dans les pays du Proche-Orient jusqu’à la péninsule arabique se caractérisent par l’emploi sans précédent et indiscriminé de bombardements, dont ceux des drones contre les populations civiles et leurs infrastructures1. Sous le couvert d’un langage technique: «Signature strike», «Collateral damage», «Imminent threat», «Double tap», on oublie le fait que ces actions tombent sous le coup de ce qu’on appelle des «crimes de guerre»2, notamment quand celles-ci ciblent délibérément les hôpitaux de Médecins sans frontière (MSF)3.

La gravité de la situation actuelle a été présentée par des intervenants et des documentaires lors du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) qui s’est tenu à Genève du 10 au 19 mars 2017. Les débats ont permis d’aborder les «mythes» qui continuent de flouer la réalité du rôle des autocraties régionales et de leurs parrains étrangers dans ce qui ressemble de plus en plus à un désastre humanitaire4.

Pourquoi taire les contradictions inhérentes des postures et des intérêts géopolitiques de l’Occident? N’est-il pas temps de revoir les origines prétendument confessionnelles de ces guerres? Faut-il enfin revoir les termes de l’aide à la société civile, sachant que c’est par elle que passera la reconstruction d’un avenir socialement stable et durable sur le plan politique?

Le cas syrien, emblématique de la vulnérabilité de la société civile

Lors d’une conférence parrainée par l’Université de Genève dans le cadre du festival, Vicken Cheterian, du Global Studies Institute, Université de Genève, a commencé par rappeler les conditions initiales d’instabilité en Syrie, fruit de l’héritage colonial et du système des mandats français au moment de leur départ en 19465. Suivant le coup d’Etat du camp de la famille d’Hafez el-Assad en 1970, la résistance armée représentait alors les classes moyennes urbaines et était l’expression des «crispations sociales» et non des tensions religieuses et confessionnelles6. Les baasistes (membres du Parti socialiste de la renaissance arabe), une fois au gouvernement, avaient par ailleurs compris les risques de voir se développer une «société civile» autonome qui mettrait en péril leur emprise sur le pouvoir.

Dans son – importante – contribution au colloque universitaire, Salam Kawakibi, directeur-adjoint de l’Arab Reform Initiative (ARI, Paris) a proposé une déconstruction des grands «mythes» véhiculés à propos de l’Etat syrien, devenu avec les années une «bureaucratie sécuritaire» arborant une laïcité de façade7. Le régime dissimulé derrière un «islam officiel» serait parvenu à mettre en œuvre un «capitalisme de clan» au profit d’une «bourgeoisie parasitaire», ceci au détriment des classes moyennes et inférieures8. Selon M. Kawakibi, la famille Assad se serait inspirée de la Corée du Nord, en empêchant l’opération de syndicats indépendants, suivant un schéma pratiqué ailleurs dans le monde par des régimes non démocratiques. Le gouvernement aurait réussi par la suite à emprunter le «langage de la société civile internationale» afin de mieux la contrôler sur son propre territoire9.

Selon Hassan Abbas, président fondateur de la Ligue syrienne de la citoyenneté à Beyrouth, les tentatives d’aide extérieures au peuple et à la société syrienne ont été mal coordonnées, créant à ses yeux un «décalage entre les besoins réels et les programmes des organisations donatrices»10. Dès 2011, alors que la répression envers l’opposition devenait systématique, l’attribution de l’aide a été affectée par le manque de transparence et la corruption généralisée, entraînant la perte du tiers des donations. De ce fait, la société syrienne a payé le prix de ces échecs, tandis que les «intérêts» des forces régionales et globales demeuraient «aveugles aux réalités du terrain», selon M. Abbas11.

Après l’intervention russe en 2014, suivie de l’escalade de novembre-décembre 2016, la militarisation du conflit s’est accrue en compliquant le processus de négociations pour l’obtention d’un cessez-le-feu. Le régime syrien, par la pratique d’une épuration des forces d’opposition composées des couches sociales éduquées et de la classe moyenne, génère un «vide» qui, selon Agnès Favier, (Programme MED, European University Institute, Beyrouth), facilitera le retour des islamistes, formés dans les régions voisines du Levant12.

Toute «militarisation de l’opposition» en l’absence d’une culture démocratique enracinée est une «grave erreur», selon Akram Kachee, chargé d’enseignement à l’Institut d’études politiques de Lyon 2, alors que les milices armées recourent aux tribunaux religieux et à la Charia comme instrument de leurs propres règlements de comptes politiques13. C’est ainsi que le fléau de la guerre civile du «tous contre tous» se propage, rendant toute assistance extérieure futile14. Le processus de «ramallahisation», qui tend à affecter cette société civile en exil, suit ce qui s’est produit dans les territoires palestiniens occupés par Israël, en marge desquels un véritable «marché de l’humanitaire» a fini par ruiner l’activisme politique en éloignant ses membres de leur agenda politique originel au lieu de le renforcer.

Répression et contre-révolution au Yémen

L’évolution vers une fragmentation de l’espace politique et confessionnel syrien est-il le symptôme d’un mal régional plus profond? Le parcours et le témoignage de trois femmes journalistes activistes était à l’honneur lors d’une soirée du FIFDH consacrée au Yémen: Tawakkal Karman, prix Nobel de la Paix 2011, Nawal Al-Maghafi, correspondante de la BBC pour le Moyen-Orient, et Safa Al-Ahmad, réalisatrice du l’enquête «Yemen under Siege» (2016)15. Chacune faisant la démonstration du courage nécessaire afin de documenter la situation vécue dans des villes et villages, théâtres en ruine ravagés par les bombes.

A l’instar des événements syriens, l’histoire se répète au Yémen: après l’espoir des sursauts révolutionnaires pacifiques, la rédaction d’un projet de constitution, succédait un déchaînement de violences, prélude à la guerre civile en cours depuis 201516. Tawakkal Karman témoigne de l’inégalité des rapports de force entre les milieux de l’opposition et de la société civile naissante, aux prises avec la répression de l’ancien dictateur déchu Ali Abdullah Saleh. Une fois renversé par les forces de Ansar Allah (Houthis chiites), ce dernier a entrepris de téléguider les opérations de répression depuis son exil à Riyad, Arabie Saoudite, plongeant le pays dans une «guerre de légitimité»17.

Le documentaire de Safa Al-Ahmad expose comment la présence des milices houthis a créé les conditions de recrutement des jihadistes, en alimentant le processus de radicalisation de la jeunesse yéménite contre cet «ennemi extérieur». Une situation qui fait des Saoudiens et de leur parrain étasunien les alliés des affiliés d’Al-Quaeda au Yémen par le soutien des bombardiers et autres drones, armés et alimentés par le carburant de Washington et du Pentagone18.
La journaliste Nawal Al-Maghafi, à travers son film-enquête The Funeral Bombing qui traite de l’attaque aérienne la plus meurtrière de cette guerre civile, témoigne d’un décalage entre la représentation de la menace dans les médias et la réalité19: «Il n’y a pas de soutien direct de l’Iran aux rebelles houthis au Yémen, a-t-elle affirmé, pas plus qu’une aide effective sur le terrain. Cependant, ce sont les Saoudiens qui contrôlent l’espace maritime et aérien de la région et qui utilisent le prétexte de la menace jihadiste afin de tenir les Yéménis emprisonnés dans leur pays»20. Un constat partagé par Tawakkal Karman qui ajoute peu après: «L’ancien président Ali Abdullah Saleh utilise les forces sur le terrain pour revenir au pouvoir, en utilisant Al-Qaeda pour attaquer ses rivaux» tout en s’appuyant sur l’argent de l’Occident21. Comment dès lors expliquer que les Etats-Unis engagés contre les jihadistes en Syrie apportent leur concours, même indirect, à ces «terroristes» au Yémen?

L’expansion de l’«Etat islamique» dans ce contexte pose un réel problème. Né de la guerre, cette organisation a su tirer profit de ressources locales et de réseaux de distribution et d’armement, recourant à des appuis extérieurs – son pétrole transitant en outre par la Turquie22. La prétendue progression de ses membres et affiliés, présentée comme une menace existentielle, permet concrètement à ces régimes autocratiques de conduire leur contre-révolution en se prémunissant contre tout changement politique indésirable. L’Arabie Saoudite profite ainsi du conflit yéménite pour cimenter son alliance militaire régionale avec les autres monarchies du golfe, mobilisées contre la Syrie et l’Iran23.

Le soutien des Etats-Unis, dont les programmes d’action de la CIA passés sous silence, ajoutent à la confusion générale. A l’image de l’offensive du 21 mars dernier par des cellules de Tahrir al-Sham, nouveau nom du front Al-Nosra, au nord-est de Damas. Ce front inclut l’«Armée de l’Islam» menée par Muhammad al-Alloush, le représentant nominal des membres de la Coalition nationale syrienne (CNS), aux négociations pour la paix en cours à Genève24.

Selon Graham E. Fuller, ancien agent de la CIA, qui ne participait pas à la manifestation du FIFDH, c’est bien de cela dont il s’agit dans cette guerre: les Houthis seraient les victimes des frappes car ceux-ci auraient depuis longtemps dénoncé non-seulement Al-Qaeda, mais les soutiens des Etats-Unis au gouvernement corrompu du président Ali Abdullah Saleh avant son éviction du pouvoir par ces mêmes Houthis25. Selon lui, «les Etats-Unis ont échoué en soutenant la dictature de Ali A. Saleh et continuent à soutenir les Saoudiens dans cette guerre, contribuant aux bombardements des populations civiles»26.

Le coût des complicités géopolitiques

Au terme de la 15e édition du FIFDH, on relèvera l’extraordinaire paradoxe de la position des démocraties occidentales ainsi que de la Russie qui cautionnent, quand elles ne participent pas directement, ces «crimes de guerre». L’analyse et le regard des spécialistes présents à Genève durant cette quinzaine nous éclairent sur les dynamiques systémiques, liant tous les acteurs impliqués, y compris ceux du marché des technologies militaires (drones, armes) qui retirent les bénéfices sans endosser de responsabilité27. En encourageant les contre-révolutions, on a empêché l’expression de forces sociales démocratiques très anciennes, masquant artificiellement celles-ci sous un vernis confessionnel simplificateur. Passant outre les voix de protestation au Parlement européen et à l’ONU ces derniers mois, de nombreuses résolutions restent lettre morte et les fonds de l’assistance aux civils touchés par la famine en Somalie et au Yémen n’ont pas été versés, un tiers seulement l’aurait été à ce jour28.

Les complicités géopolitiques des grandes puissances ont un coût bien réel: le sacrifice des aspirations sociales démocratiques et le massacre quotidien de milliers de civils, dont de nombreux enfants. Par l’apaisement opéré vis-à-vis des autocraties de l’Egypte d’Al-Sissi à l’Arabie Saoudite, en passant par la Turquie d’Erdogan et la Syrie d’El Hassad, les chancelleries ont aggravé le processus de fragmentation et fait le jeu de ces régimes corrompus prêts à tout pour se maintenir au pouvoir.

Les témoignages entendus lors du FIFDH battent en brèche les représentations forgées dans l’opinion générale et certains médias29. Ce que Salam Kawakibi pointe du doigt en évoquant un parallèle historique: «Tout comme les démocrates européens n’ont pas soutenu les républicains espagnols face au fascisme de Franco à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, nous répétons la même erreur aujourd’hui en croyant pouvoir nous débarrasser des dictateurs le moment venu». La recherche d’une solution de paix dans la région ne fera pas l’économie d’une révision des préjugés répandus qui fondent les actions politiques et contribuent à entretenir le cycle de la violence militaire et ses crimes de guerre30. I

 

  • 1. Voir notamment l’étude menée sur la Syrie par Guha-Sapir, Derbati ; Rodriguez-Llanes, Jose M ; Hicks, Madelyn H ; et al. « Civilian deaths from weapons used in the Syrian conflict » in BMJ : British Medical Journal (Online), London, 351, 29 Sep. 2015. Voir pour les chiffres les plus récents et l’analyse des données le rapport du Syrian Network for Human rights (SNHR), 01.03.2017, http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/SNHR_0.pdf
  • 2. Ces crimes découlent des Conventions de Genève du 12 août 1949 et de leurs Protocoles addition-nels I et II de 1977 et des Convention de La Haye de 1899 et 1907. Ils sont des violations graves du droit international humanitaire commises à l’encontre de civils ou de combattant ennemis à l’occasion d’un conflit armé international ou interne, violations qui entraînent la responsabilité pé-nale individuelles des auteurs.
  • 3. « Stop Bombing hospitals », Dr Joanne Liu calls on UN Security Council to uphold protection of civi-lians in war zones, 28 septembre 2016, sur http://www.msf.ca/en/article/stop-bombing-hospitals-msf-s-dr-joanne-liu-... ; on notera l’intervention et le témoignage de Robert Hugues, responsable de la cellule d’urgences MSF lors du FIFDH.
  • 4. Alors que s’ouvre le 23 mars le 4ème round de négociations sur l’avenir de la Syrie à Genève, sous l’égide de l’ONU, le conflit totalise 320'000 morts et quelque 13 millions de déplacés.
  • 5. V.Cheterian, « Mobilisation confessionnelle, société civile, et le futur de la Syrie», Panel 2A : La so-ciété civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Cheterian est au GSI – Unité d’arménien, UNIGE.
  • 6. Cette force armée portait le nom de : « L’avant-garde combattive ».
  • 7. Salam Kawakibi, « Emergence d’un media alternatif et d’une société civile : deux socles pour une paix désirée juste », Panel 2B : Les différents visages d’un territoire fragmenté, Colloque internatio-nal Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Kawakibi est Deputy Di-rector de l’ Arab Reform Initiative (ARI), Paris (France).
  • 8. M. Kawakibi rappelle ainsi que le préjugé qui fait de la Syrie un peuple sans expérience démocrati-que occulte les interludes, de 1946 à 1949, de 1953 à 1958 et enfin de 1961 à 1968 durant lesquels un régime parlementaire était en exercice. Avant que le pouvoir ne procède à sa confiscation dès 1970.
  • 9. Après la révolution syrienne de 2011, la société civile internationale est devenue pléthorique, passant de 800 organisations à quelque 2500 basées dans les pays limitrophes.
  • 10. Hassan Abbas, « La société civile syrienne : les défauts de naissance», Panel 2A : La société civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Abbas est expert UNESCO, président fondateur de la Ligue sy-rienne de la citoyenneté, Beyrouth.
  • 11. Ibid.
  • 12. Agnès Favier, « Dynamiques de gouvernance locale à l’épreuve des récentes évolutions militaires», Panel 2A : La société civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Sy-rie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; Mme Favier est Visiting Fellow European University Institute, programme MED, Beyrouth.
  • 13. Akram Kachee, « Les conseils locaux face à la militarisation», Panel 2A : La société civile et les exemples de la gouvernance par le bas, Colloque international Syrie : imaginer un avenir en paix, Uni Dufour, Genève, 15.03.2017 ; M. Kachee est chargé d’enseignement à l’Institut d’études politiques, Lyon 2 (France).
  • 14. Statistiques disponibles sur le Pew Research Center, http://www.pewglobal.org/2016/10/18/conflicts-in-syria-iraq-and-yemen-le...
  • 15. Visible sur : http://www.pbs.org/wgbh/frontline/film/yemen-under-siege/
  • 16. Une période marquée par la pose des armes et la création du National Dialogue Conference, Lire : Charles Schmitz, « Yemen’s National Dialogue » sur Middle East Institute, 10.03.2014, http://www.mei.edu/content/yemens-national-dialogue
  • 17. Voir l’excellente synthèse critique de Lara Aryani, « Saudi Arabia and the war of legitimacy in Ye-men » sur Jadaliyya, http://www.jadaliyya.com/pages/index/21538/saudi-arabia-and-the-war-of-l...
  • 18. Voir aussi le cas récent du bombardement attribué à l’alliance saoudienne contre des réfugiés, une attaque que ces derniers ont essayer de faire porter sur les Houthis. « Saudi-led coalition blamed after helicopter gunship massacres Somali refugees » in The Independent (UK), http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/saudi-arabia-led-coa...
  • 19. http://www.bbc.co.uk/programmes/n3ct0by2
  • 20. Rappelons que techniquement parlant les chiites yéménites sont plus proches du sunnisme saou-dien que du shiisme iranien.
  • 21. Cette analyse est partagée par un acien agent de la CIA : Graham E. Fuller, « How to Decipher Ye-men, Where the Enemy of your Enemy is also your enemy » sur The World Post, The Huffington Post, 26 mars 2015 http://www.huffingtonpost.com/graham-e-fuller/decipher-yemen_b_6965564.h...
  • 22. Voir Fehim Tastekin, « How the Islamic State is still seeing through Syria-Turkey border » sur Al-Monitor, http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2016/02/turkey-syria-greedy-sm...
  • 23. Andrew Korybko, « The War on Yemen has forged an Arab NATO », 31.03.2015, http://www.ascertainthetruth.com/att/index.php/al-islam-a-terrorism/intl...
  • 24. Lire Anne Barnard, « Resurgent Syrian Rebels Surprise Damascus with new Assaults » in NYT, 22.03.2017, aucun des groupes rebels impliqués dans l’attaque serait officiellement associé au pro-gramme de la CIA. Il reste pourtant difficile de l’établir avec certitude. Le site officiel de la coalition nationale syrienne : http://fr.etilaf.org/
  • 25. Graham E. Fuller, « How to Decipher Yemen, Where the Enemy of your Enemy is also your enemy » sur The World Post, The Huffington Post, 26 mars 2015, cité plus haut.
  • 26. Ibid.
  • 27. Voir les rapports du Small Arms Survey sur http://www.smallarmssurvey.org/weapons-and-markets/transfers/exporters.html
  • 28. C’est le cas de la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU adoptée le 9 décembre 2016 pour la Syrie. Voir http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=38622; les résolutions du conseil de sécurité de l’ONU sur le Yemen : http://www.securitycouncilreport.org/un-documents/yemen/ et la résolution du Parlement européen du 25 février 2016 sur la situation humanitaire au Yémen sur : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P8-T... ; voir le rapport de l’Oxfam sur la menace de famine : « Menace de qua-tre famines en 2017 : « trahison ultime de notre humanité commune », 28.02.2017, sur : https://www.oxfamfrance.org/communique-presse/crises-humanitaires/menace...
  • 29. In ibid. Selon Fuller, les saoudiens appliqueraient une forme de droit d’intervention – de doctrine Monroe saoudienne qui donnerait à Riyadh le droit de supprimer toute velléité démocratique dans la région.
  • 30. On lira l’ouvrage de Jeremy Scahill, The Assassination Complex, New York, Simon&Schuster, 2016. Qui traite de la politique d’assassinat et de la légitimation du recours au drone, en dehors de tout cadre juridique et marquant les conditions d’une guerre sans fin ni limite définie.
 

* PhD, chercheur associé à la fondation Pierre du Bois pour l’Histoire du temps présent.

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