Samedi, 27 mai 2017

L’info a un prix

Vendredi 11 novembre 2016

«Quand on aime, on ne compte pas». Les lecteurs du Courrier savent se montrer généreux. Cela fait partie sinon de l’ADN du journal, du moins de son modèle économique qui lui permet de continuer à assumer sa mission d’information, à contre-courant des idéologies dominantes et du prêt-à-penser.

Vous trouverez, chères lectrices, chers lecteurs, un bulletin de versement dans le présent numéro. C’est grâce à ces dons que nous parvenons à boucler l’année et à entamer 2017 dans des conditions budgétaires correctes. Soyez en remerciés d’avance.

C’est aussi l’occasion de relever un deuxième élan de générosité. Le Courrier doit adapter au 1er janvier ses tarifs d’abonnements. Cette hausse reste modeste (5,7% pour un prix standard) et ménage les revenus modestes où la progression ne sera que de 2,5%. Mais elle est indispensable pour faire face à certaines augmentations de coûts et à la nécessité de développer notre présence sur internet.

Nous en avons profité pour opérer une refonte de nos structures d’abonnements, en mettant à plat les coûts réels de fabrication de notre quotidien. Outre un prix standard – aligné sur les offres de nos concurrents –, nous proposons à nos lecteurs deux autres tarifs plus onéreux: un prix coûtant, reflétant le prix réel de fabrication d’un journal qui ne compte pas sur la publicité; et un prix dit de soutien qui inclut un don.

L’information a un prix. Le message est de plus en plus difficile à faire passer mais nos lecteurs le comprennent. Contactés depuis plusieurs mois, 794 abonnés ont déjà accepté de passer à l’un de ces deux types d’abonnements. Là aussi, que dire de plus qu’un grand merci?

Grâce à vous, nous pourrons continuer notre mission d’informer dans un environnement médiatique sinistré. On le voit en Suisse, avec l’actualité toute récente de Tamedia sabrant dans ses rédactions pour garder des marges bénéficiaires mirifiques et assurer un bonus de 6 millions à son patron. On en voit les effets dévastateurs en France, où une caste de nouveaux oligarques a mis la main sur cette industrie pour défendre des intérêts économiques personnels au détriment de la qualité et de l’indépendance de l’information. Et on en mesure la puissance, avec l’élection d’un Donald Trump qui a su construire une candidature victorieuse à partir d’une idéologie qui doit beaucoup à la société du spectacle.

Votre aide contribuera à défendre collectivement de vraies valeurs progressistes face à ces dérives et à bâtir un autre monde, non seulement souhaitable mais surtout possible.

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