Neuchâtel, miettes et disette
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En 2009, le Parti libéral-radical (PLR) fusillait Fernand Cuche. Peu reluisante, la stratégie du «mouton vert», soi-disant coupable de tous les maux du canton avait permis au PLR de placer une triplette inexpérimentée au Conseil d'Etat, dès lors à majorité de droite. Les résultats de l'opération n'ont pas tardé à se faire sentir.
La collégialité de l'exécutif s'est disloquée. Les objets présentés au parlement à majorité de gauche se sont teintés d'un néolibéralisme que le législatif peine à rendre humain. Ce d'autant plus que la majorité qualifiée est nécessaire pour que les projets passent le cap. L'affaire Hainard a achevé de mettre en miettes un canton obsédé par le redressement de ses finances. Aujourd'hui, Neuchâtel vit une déliquescence dont la droite porte une responsabilité que Patrick Erard s'est refusé à rappeler.
«Nous apprenons», confiait hier une écologiste. Le lynchage de Cuche n'a-t-il pas suffi? Lors de son inoffensive campagne, Patrick Erard n'a pas fait de politique, alors qu'il y excelle. Il n'a pas démontré que sa présence au Gouvernement freinerait des dégâts visibles à l'oeil nu, notamment dans la disette que subissent les Montagnes. Quel dommage! Vraisemblablement, l'entrepreneur de droite qu'est Thierry Grosjean n'apportera pas au champ de ruines de ce drôle d'Etat le supplément d'âme et de bienveillance dont il a tant besoin.





