Le sort du Moa Club se joue par la bande demain soir
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires

GENÈVE • L’Etat demandera au Grand Conseil le traitement en urgence d’un crédit de 14 millions pour racheter deux parcelles à Vernier.
Jeudi soir, le Grand Conseil devrait voter en urgence un crédit de 14 millions de francs pour racheter deux parcelles sises à Vernier, abritant notamment le Moa club. L’urgence sera demandée par le Conseil d’Etat. Le député radical Frédéric Hohl confirme l’information parue mardi dans la Tribune de Genève.
Les 14 millions concernent des parcelles d’une superficie de 20 000 m2, comportant 28 bureaux, 24 commerces ainsi que 250 places de parking. Le Moa Club, qui a focalisé l’attention et poussé au rachat, ne représente que 10% du tout, selon Frédéric Hohl, auteur du rapport de majorité.
Un rapport de minorité, rédigé par Eric Bertinat (UDC), dénonce une opération spéculative. Pour lui, l’Etat est bel et bien en train d’acquérir des terrains au prix de 750 francs le m2, alors qu’en zone industrielle les prix sont théoriquement bloqués à 250 francs. Il s’inscrit en faux contre l’argument selon lequel ce prix comporte également les bâtiments. «Le Conseil d’Etat n’était pas clair à ce sujet et évoque leur démolition.»
Frédéric Hohl relève que c’est de la musique d’avenir. Pour l’heure, ce rachat permettra une rente de superficie de 7,5%. «Ce qui est tout à fait correct.». Et de souligner que cela ouvre la possibilité à un relogement de certaines des entreprises implantées dans le périmètre Praille-Acacias-Vernets.
En commission, le projet a été porté par l’Entente – libéraux, radicaux et démocrates-chrétiens – ainsi que par les socialistes. L’opposition est composée par le MCG et l’UDC. Les Verts se sont abstenus. La majorité n’est donc pas écrasante. M. Bertinat n’exclut pas un référendum, mais «uniquement si un front large se dessine, notamment du côté des communes et des milieux patronaux».





