«L’intérêt public exige l’élection de Claude-Alain Voiblet»
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CHAVORNAY • Le camp bourgeois a fait bloc hier derrière l’UDC Claude-Alain Voiblet. Enjeu: la majorité de droite au gouvernement.
Il fallait que la gauche aient les oreilles qui sifflent. Hier soir à Chavornay, c’est la consigne qui semble avoir été partagée par les orateurs du «grand rassemblement» des libéraux, radicaux et UDC. Devant quelque 250 membres des trois partis et une centaine de chaises vides, ils s’emploient à fustiger l’adversaire. «Ce que fait la gauche, c’est cracher dans la soupe», entame le conseiller national UDC Jean-Pierre Grin. C’est la gauche qui «refuse l’augmentation des effectifs policiers», qui – au niveau national – veut «dépasser l’économie de marché» et «supprimer l’armée», explique Philippe Miauton, animateur de la réunion.
C’es la même gauche qui prônera donc de «supprimer l’industrie militaire», selon Pascal Broulis. C’est en particulier le Parti socialiste qui met à son bilan «le sauvetage de Novartis et de Bobst comme étant le fruit de la politique de gauche», raille le ministre de l’Economie, Philippe Leuba, en pleine forme: «L’escroquerie politique n’est pas loin...» Il évoque aussi «une partie de la gauche – quelques farfelus – qui prônent la décroissance».
Affluence modeste
Le seul objectif de la droite, pour le second tour de l’élection au Conseil d’Etat, c’est de faire élire le candidat UDC Claude-Alain Voiblet. Les trois ministres sortants, Pascal Broulis, Philippe Leuba et Jacqueline de Quattro, ont été élus au premier tour, en tête. «Nous avons le triomphe très modeste, car sans Claude-Alain nous ne pourrons rien faire», rappelle la ministre de la Sécurité. Philippe Leuba, lui, en appelle à un principe supérieur: «L’intérêt public exige l’élection de Claude-Alain Voiblet.»
«Nous devons maintenant prioritairement mettre toute notre énergie pour une manifestation phare», annonçait l’invitation envoyée à la base des Partis radical et libéral vaudois, samedi dernier. L’ambition de la soirée d’hier y était chiffré: «Nous attendons 500 personnes au minimum.» Avec 250 participants, le verre est donc à moitié plein (ou à moitié vide). «Il est très important vis-à-vis des médias également de montrer notre force», disait aussi ce message.
Un tel événement centralisé est chose rare lors d’une campagne électorale. En dehors des congrès des partis (le congrès commun libéral-radical du 12 mars réunissait quelque 300 personnes), de nombreuses rencontres locales sont organisées. Hier soir, le rassemblement de Chavornay restera comme une tentative unique: dans un délai court, une alliance de partis a cherché à mêler le plus grand nombre de ses militants, venus de tout le canton. I





