Vendredi, 24 mai 2013

L'art de déblocher

MARDI 18 DéCEMBRE 2007

«Je suis assis sur mon fauteuil et personne ne m'en fera bouger.» C'est ce que tonnait encore mardi soir de la semaine passée Christoph Blocher dans un palace bernois, à en croire un témoin qui passait par là. Changement de ton dans la dernière édition du Matin dimanche: le futur ex-conseiller fédéral affirme avoir informé les pontes de l'UDC dès le dimanche soir précédant l'élection de sa quasi-certitude d'être éjecté. Mais ceux-ci auraient toutefois refusé de le croire: «Mon parti croit encore ce que les politiciens disent, mais moi je sais qu'il n'y a jamais autant de mensonges qu'avant une élection du Conseil fédéral.» Jusqu'au bout, Christoph Blocher aura su prouver qu'en matière de mensonges, il n'a jamais été mieux servi que par lui-même. DEY

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