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«L'Eglise nous a accusés de la prendre en otage, rapporte Stefan Schlegel, porte-parole de Bleibe Recht für Alle. C'est clair, nous l'avons utilisée pour faire pression sur le gouvernement, mais elle n'est pas responsable de la situation des sans-papiers. Pourtant, nous lui avons donné une occasion de mettre en pratique les valeurs bibliques qu'elle défend. Mais, fidèle à la posture très intellectuelle du christianisme zwinglien, elle a préféré prendre ses distances.»
Quant aux responsables paroissiaux de la Predigerkirche, «ils ont reproché aux sans-papiers de perturber l'harmonie de l'église», rapporte Stefan Schlegel. «Ils ont témoigné de la sympathie pour les sans-papiers et leur cause, mais, en période de Noël où les services religieux sont nombreux, ils devaient répondre à leurs obligations, c'était dur pour eux», rétorque Nicolas Mori. Difficile, en présence de tant de personnes dormant et mangeant dans l'église, de garantir une atmosphère de culte, explique en substance le porte-parole. «Sans compter que l'église est aussi un lieu d'habitation paroissial, ajoute-t-il. Après quelques jours, sur les nerfs, une responsable s'est emportée.» RA