Il y a comme un «social hic»...
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Le ministre aurait-il mal supporté le verre de vin servi au repas qui a précédé? Parce qu'il y a comme un hic. Mais ce n'est pas une nouveauté. Depuis trois ans, les socialistes au pouvoir ont opté pour la tactique de Robin des Bois, mais à l'envers: avec la bénédiction de son camp placé sous le drapeau de la gauche caviar, le preux grand argentier Jean Studer vampirise allègrement le porte-monnaie des plus pauvres – des gueux? – pour remplir les caisses de l'Etat. La seule façon de mener plus tard des actions sociales, paraît-il. Bravo! Sablons le champagne hic et nunc! Car «plus tard» sera, certes, trop tard.
On a ouvert de grands yeux en observant le même ministre radiner sur la loi humanitaire en octroyant fièrement quelques cacahuètes destinées à remplir le ventre de ces pauvres petits Africains. Un geste si indigeste qu'on en attrape le hoquet. De même, on a retenu son souffle en voyant le Conseil d'Etat diviser pour mieux régner. Et ce en attisant la colère des citoyens du haut et du bas du canton. Soit en plaçant la Haute école à Neuchâtel et en concentrant les soins maternité à La Chaux-de-Fonds Un marchandage ad hoc, terriblement iconoclaste.
Faisait-il meilleur sous les cieux neuchâtelois quand la Principauté était soumise à la domination lointaine et souple du progressiste roi de Prusse? Avant que Neuchâtel ne se mue en République bananière? Le pouvoir semble monter au chef des ministres socialistes qui épousent la pensée libérale et ses dogmes pour satisfaire l'appétit de leurs copains de droite, notamment de ceux de la Chambre du commerce et de l'industrie.
Car elle est sacrément perverse la demi-heure de rallonge concernant l'ouverture des magasins qui va de pair avec la suppression d'une demi-journée hebdomadaire de fermeture obligatoire. «Pour ces petits bouts, on ne risque pas le référendum», rigole Bernard Soguel, bienheureux d'avoir trouvé un consensus à la sauce neuchâteloise qui musèle les syndicats.
Ces lourdaudes pratiques déloyales commencent à peser sur l'estomac. Au point que l'on se réjouirait presque du retour de la droite au pouvoir! A ce moment, tous les potentats du parti à la rose se déferont de leur étiquette «gauche de droite». Et l'on se prend à espérer qu'une fois dans l'opposition, assis aux côtés de la «gauche de gauche» considérée par les siens comme l'extrême gauche, le PS retrouvera les vraies valeurs auxquelles il continue de prétendre de façon éhontée et impudente. Ce serait alors et enfin la fin de ce «social-hic» qui donne mal au coeur. Ce serait le retour des gerbes de roses en fleur. ISI





