Jeudi, 17 mai 2012
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  • ENFIN UNE NOUVELLE CONSTITUTION!   Il y a 9 heures 27 min

    Tout ceci est magnifiquement rédigé et paraît impeccable aux naïfs que nous sommes tous, sauf lorsqu'on s'est penché sur le sujet bien précis des droits politiques des personnes étrangères depuis lurette.

    Hélas cette lyrique envolée ne correspond guère à une analyse tempérée par le scepticisme citoyen.

    En gros, à vous entendre :
    1. Le nouveau projet de constitution ne comporte que des avancées et n’est suspect de régression ou recul dans aucun domaine.
    2. Ces avancées ont toutes été acceptées, grâce à votre opiniâtreté et malgré un rapport de forces défavorable, par une large majorité consensuelle des constituant-e-s.

    Permettez-moi de faire à vos lecteurs les observations suivantes :
    1. La méthode de comparaison que vous préconisez pour déterminer les avancées ou reculs est indéfendable.
    2. Le résultat sur les droits civiques des étrangers est un recul par rapport à un avant-projet soutenu par la droite constituante. L’absence de toute avancée sur ce sujet n’est nullement le résultat de votre opiniâtreté sur d’autres, mais doit tout à votre refus de la considérer comme non négociable.

    Enfin quelques mots justifiant des affirmations quelque peu abruptes :

    • La méthode que vous préconisez pour évaluer le nouveau projet consiste à le comparer formellement, article par article, uniquement à l’existant constitutionnel. Compréhensible de la part de ceux qui sont juge et partie d’un processus dont ils ont approuvé le résultat, cette façon de procéder est partisane, illégitime et donc indéfendable.
    En effet, après 4 ans de sessions à 80 constituant-e-s et les dépenses afférentes, le moins que la population ait le droit d’exiger c’est une comparaison du résultat à la fois à l’ensemble de la législation en vigueur et aux attentes réalistes exprimées à divers niveaux par les acteurs institutionnels ou civils consultés. Par réalistes, il faut évidemment entendre,dont on ne pouvait savoir dès le début qu’elles n’auraient aucune chance d’être prises en compte. Faute de quoi, il serait possible de valider un projet simplement parce qu’il respecterait le statu quo, indépendamment des dépenses consenties et des espérances affichées.

    Persister à réclamer l’application de ce seul critère de vos mandants n’a qu’une fonction : occulter pour la durée de la campagne qui s’amorce les manques essentiels du projet que vous défendez et le fait que vous en avez pris votre parti.

    • Je n’aurai pas l’audace de me confronter à vos éminences sur les divers sujets périphériques à mon engagement à ViVRe où, telle la politique énergétique, les instruments de démocratie directe ou la justiciabilité de droits fondamentaux, votre belle assurance me semble bien légère. Je m’en tiens donc ici au seul sujet des droits civiques des personnes étrangères.

    • Or vous vous êtes constamment vantés de tenir pour iniques, comme nous, les conditions d’ostracisme civique dont la constitution actuelle témoigne à l’endroit des 40% de nos congénères étrangers. Une correction minimale de cet état de fait par alignement de l’éligibilité sur le droit de vote obtenu en 2005 a fait partie dès les débuts du processus de ce qui était considéré, non seulement comme possible, mais selon les périodes, comme acquis, y compris par une fraction de la droite, notamment après le tardif rebondissement en 2ème lecture. Il est donc parfaitement légitime, et pas seulement pour ViVRe, de comptabiliser l’absence d’éligibilité comme un recul et non comme une simple déception par rapport à un vœu irréaliste.

    • Je souris en vous voyant vous auréoler de louanges sur votre victorieuse opiniâtreté à propos d’un catalogue d’avancées obtenues et de reculs évités, et y joindre la consternation de n’avoir pas réussi à fléchir un entêtement incompréhensible de vos adversaires de droite, sur l’éligibilité.

    Voilà qui est en effet contraire à la réalité. Je m'explique :

    Au moins, jusqu’à son revirement partiel en 1ère lecture du 20 septembre 2011, une fraction de la droite que vous vilipendez maintenant faisait, exception faite des partis xénophobes et de la fraction libérale, non encore fusionnée avec les radicaux, partie d’une large majorité des deux tiers favorable, avec une gauche unanime, à l’éligibilité communale des étrangers. Ceci bien que ladite gauche n’avait pas cru bon de joindre la titularité des étrangers au catalogue non négociable qu’elle opposait en début 2011 au contre-projet. Même les droits civiques sur le plan cantonal n’étaient alors repoussés qu’à une faible majorité de 4 voix. Cette belle majorité s’est effritée depuis avec les tergiversations et revirements que l’on sait, non pas que ses convictions aient varié, mais uniquement par des spéculations d’opportunité sur les chances du projet de passer la rampe du verdict populaire le 14 octobre prochain en dépit des vociférations d’un MCG auréolé de son succès de mars aux municipales, broutant sur leurs électorats, et des conditions douteuses d’alliances croisées avec l’UDC aux élections du Conseil des Etats en passant par la Cour des comptes. Bref, l’éligibilité était depuis menacée de faire les frais de ce que la droite estimerait nécessaire à garantir le consensus (extrême-droite comprise) pour sauver le processus constituant de l’échec final devant le peuple. Pour ne pas se déjuger totalement, la même droite proposait en première lecture de remettre l’éligibilité à une votation séparée mais imposée dans un délai de deux ans. C’était le bon temps où M. Gardiol déclarait en plénière « nous ne comprendrions pas que certains soient amenés à renier leurs convictions pour satisfaire des alliances ambiguës sur le dos de la population étrangère ».

    Mais voilà, la gauche ne s’en est pas tenue à cette admirable « incompréhension » de l’ambigüité de leurs partenaires. Elle a écouté les exhortations des radicaux sur la mission de la constituante d’offrir coûte que coûte un projet acceptable par la majorité de la population, et donc selon eux nécessairement adoptée par au moins deux tiers de l’Assemblée Constituante. Ses fractions socialistes, vertes et associatives se sont alors lancées dans la contribution à des « convergences » pré-négociées avec leurs partenaires de droite par ses chefs de groupe, au premier rang desquels les auteurs de l’article auquel il est ici répondu. On pensera ce qu’on veut d’un procédé transformant la plénière en chambre d’enregistrement de tractations non publiques et dévoilées en début de séance, qu’obstinément ces responsables se refusent à nommer marchandage. Toujours est-il que c’est ce même procédé qui à la fois fit réapparaître, à la surprise générale des commentateurs, l’éligibilité pour la 2ème lecture, pour la faire sombrer bel et bien à la 3ème.

    Comment croire à la légende que nos vertueux avocats du résultat diffusent maintenant urbi et orbi ? Celle de résultats « finalement positifs » obtenus de haute lutte en dépit d’une droite dont ils ne comprennent toujours pas l’entêtement contre l’éligibilité. Le fil rouge du marché conclu court pourtant à travers l’enregistrement de la session sur Léman Bleu et la dernière mouture des « convergences » met noir sur blanc l’engagement de la droite à renoncer à la réforme de l’imposition au lieu de domicile si l’assemblée supprime l’éligibilité communale des étrangers en revenant à la formulation de la 1ère lecture.

    Sachant au demeurant que l’imposition au lieu de domicile rencontrait, au-delà de la fin de non-recevoir de la gauche constituante, l’opposition farouche des communes et l’hostilité du Conseil d’Etat, on est de surcroit autorisé à penser que la grande victoire claironnée quant aux finances aurait peut-être été acquise sans ce marché de dupes.

    En conclusion, le courage autosatisfait de nos auteurs s’apparente plutôt, au moins sur le chapitre du droit civique des étrangers, à une déplorable caution donnée aux palinodies d’une droite molle effarouchée par le chantage xénophobe au rejet de la constitution.

  • Faut-il rejeter l’ensemble du travail accompli?   Il y a 1 semaine 5 jours

    Merci beaucoup de votre réponse. Je crois que ces discussions sont utiles à la formation et l'information de l'opinion publique.

    Quelques précisions me semblent malgré tout nécessaires :

    1.      Je ne me sens pas en droit de commenter les avancées que vous décrivez dans des domaines autres que celui de la titularité des droits politiques et du préambule concernant la diversité de la population étrangère, seuls pertinents à l’angle de vision de ViVRe, groupe pour lequel je milite. D’autres collectifs y pourvoiront certainement, dont je crois connaître quelques uns qui refuseront de cautionner le projet de constitution. Comme tout citoyen, je me déterminerai le 14 octobre dans l’isoloir, ou ce qui en tient lieu, pour approuver ou rejeter le projet, en fonction de la campagne qui aura précédé et des arguments des uns ou des autres. Pour l’instant et en responsabilité, je combats un projet qui à mes yeux pêche par omission d’un droit que j’estimais essentiel, et que j’ai maintes fois demandé à mes amis de gauche de bien vouloir s’engager à le considérer comme tel et donc non négociable.

    2.      Vous utilisez un argument bien contestable en assimilant ceux qui désirent combattre le projet à cause de l’élimination de toute avancée en matière de droits civiques pour les étrangers à des groupements politiques que vous dites hostiles à la Constitution dès le départ et indépendamment de toute avancée possible. C’est ce qu’on appelle depuis les beaux jours du socialisme dit « réel » d’outre Volga un « amalgame ». Je n’ai pour ma part jamais fléchi dans mon intention de soutenir le projet s’il y avait eu la moindre avancée de périmètre civique sur le plan cantonal, quels que soient les cris d’orfraie de mes propres amis en matière économique. J’ai milité avec constance depuis 3 ans dans ce sens, et trouve donc votre insinuation profondément injuste. Je ne vous assimilerai jamais à un P. Kunz parce que vous utilisez le même type d’argument pour condamner des contradicteurs pour sabotage de constitution. Il est bien naturel que nous remercions les groupes ou partis qui ont accepté, eux, de déclarer non-négociable l’éligibilité. Ils n’étaient comme vous le savez pas légion et malgré les assurances que j’ai reçues sur ce point de votre propre parti, je ne suis pas certain que, vu les positions de votre groupe, ce dernier s’y conformera. Je vous avoue ne pas avoir totalement perdu ce mince espoir.

    3.      Arguer de progrès théoriques en matière d’intégration pour excuser l’absence de nouveaux droits civiques concrets me paraît pour le moins paradoxal. Les droits proclamés à la formation de primo-arrivants, jeunes ou pas, sont certainement une bonne chose, mais très indirectement reliés à la problématique des droits civiques, d’autant que les mettre en regard fait sous-entendre qu’il est légitime de qualifier d’insuffisamment intégrés les étrangers qui, ayant ou non bénéficié de ladite formation, maîtriseraient insuffisamment notre langue aux yeux de leurs juges malgré une durée de séjour élevée. Vous avez déjà accepté tout au long du processus que l’on confirme les 8 ans minimaux de séjour légal aux étrangers au lieu des 5 que ViVRe estimait largement suffisants et conformes à la législation européenne. En tout état de cause, les primo-arrivants ne sont pas concernés. Je ne sous-estime pas et soutiens les efforts considérables de Camarada pour aider à l’intégration linguistique des migrants. Si je me refuse ici de m’étendre sur d’autres considérants que les droits civiques, qui sont en eux-mêmes un puissant vecteur d’intégration, je ne pense pas moins que cette constitution ne sera nullement une barrière suffisante ou même importante pour combattre les reculs en matière d’intégration en cours. Ne serait-on pas plutôt en droit de penser que le méchant signal, à connotation indubitablement xénophobe, que lance l’Assemblée Constituante par l’omission de l’éligibilité, en dépit de belles envolées inscrites, en partie sous notre pression, du préambule, va dans la direction de ce que votre collègue de parti T. Apothéloz stigmatisait sur son blog à propos de la montée des exigences en matière de connaissances de la langue pour postuler à la dite intégration :  « Le DSPE joue volontiers la carte de la bienséance lorsqu’il s’agit d’intégration, en rabattant les grands poncifs éculés sur la nécessité du vivre-ensemble, mais lorsqu’il s’agit de prendre des décisions politiques, alors là, c’est la frilosité politique qui prime… Ou bien alors, on enclenche la marche arrière, comme le prouve cette incompréhensible modification de la législation sur l’acquisition de la nationalité. ». N’est-il pas significatif que ce genre de mesures émane d’un département sous la houlette du même parti que celui de votre partenaire en « convergences » ?

    4.      Enfin, la question qui nous occupe, de la qualification de marchandage ou non, indigne ou courageux, n’est évidemment pas une simple querelle de vocabulaire. Jusqu’à nouvel ordre, je crois patent que votre groupe a pris, de façon anticipée et discutée avec vos partenaires en négociations, un double parti. Celui d’accepter un projet qui ne contiendrait pas l’éligibilité, mais de le refuser catégoriquement s’il contenait la fiscalité au domicile. Vous dites vous-mêmes que la majorité de droite ne voulait plus de l’éligibilité sous deux types de pressions, l’une de constituants rejetant toute dissociation entre nationalité et citoyenneté, fût-elle comme ici locale (un argument inadmissible, rejeté déjà par le peuple en accordant le droit de vote en 2005), l’autre de constituants craignant un refus ultérieur par le même peuple sous l’aiguillon des premiers. Les craintes des seconds vous ont donc suffi pour accepter le chantage des premiers au lieu de vous en indigner et faire usage de votre propre droit à l’obstruction, avec l’appui du peuple et de ceux qui vous auraient soutenus, sur ce sujet. Appelez donc comme bon vous semble l’engagement de lever une obstruction sur un sujet tout en la maintenant sur un autre, sans rapport, et que je suis désolé de trouver second. C’est tout simplement ce que j’appelle sacrifier un droit des étrangers sur l’autel d’un accommodement sur la fiscalité. Libre à vous de trouver la chose non seulement morale mais digne d’être défendue avec âpreté.

    Je vous assure ne pas confondre la colère qui m’anime avec une quelconque rancœur ou animosité, encore moins avec de l’irrespect pour vos autres engagements.

    Bien à vous

    Dario CIPRUT, membre de ViVRe et du comité de StopEXclusion

  • Faut-il rejeter l’ensemble du travail accompli?   Il y a 1 semaine 6 jours

    Merci de votre réaction.

    Pour ma part je maintiens que nous n'étions pas en position de pouvoir marchander quoi que ce soit puisque nous sommes minoritaires. Au final la position de l'ensemble des groupes du centre et de droite était claire: ils ne voulaient pas élargir les droits politique dans le cadre de cette révision constitutionnelle quel qu'ait été leur avis à ce sujet dans des phases antérieures du projet. Ceci pour les raisons que j'ai expliquée dans ma lettre de lecteur.

    En ce qui concerne le changement de position par rapport à l'imposition au lieu de domicile est certes une concession faite pas ces mêmes partis de droite aux groupes de gauche qui n'en voulaient pas, mais c'est surtout le résultat de l'opposition de l'Association des communes genevoises et du Conseil d'Etat qui, de mon point de vue, a fait pencher la balance.

    Si donc certains souhaitent continuer à appeler ceci du marchandage, cela ne me pose pas problème. Mais il n'était en aucun cas indigne ou honteux, il n'est pas le résultat d'un chantage ou d'une capitulation. Ces interprétations et ces  jugements faciles lancés par ceux qui dès le départ étaient opposés à un projet de nouvelle constitution ne correspondent pas à la réalité.

    Car l'essentiel est de pouvoir présenter un projet qui dans l'ensemble propose des avancées intéressantes pour l'ensemble de la population. Cette constitution ne remet pas en cause les acquis actuels et donnent de meilleurs droits et de nouvelles possibilités pour l'ensemble de la population, suisse ou étrangère de notre canton. Y compris un réel soutien à l'intégration des étrangers constamment remise en question, au travail associatif au développement de la culture, etc. Les principes de non-discrimination ou le droit à une formation obligatoire pour tous les jeunes jusqu'à l'âge de la majorité au moins ne sont-ils pas des acquis importants que vous voulez rejeter alors qu'ils intéressent au premier chef  les populations étrangères que vous voulez défendre. Ce qui est aussi mon cas puisque voici 40 ans que j'oeuvre dans ce domaine !

    Bien à vous aussi

    Maurice Gardiol, Constituant et président de l'Association CAMARADA

  • Faut-il rejeter l’ensemble du travail accompli?   Il y a 2 semaines 3 heures

    Cher Maurice Gardiol,
    membre du collectif ViVRe et du comité de StopEXclusion, je réagis toutefois ici spontanément, et en mon nom propre. La décision des collectifs concernés est en effet réservée d'ici une assemblée compétente, convoquée après le vote du texte final.

    Je ne crois pas devoir laisser passer l'argumentaire apparemment impeccable et lisse que vous opposez à Gérard Sermet. Je m'étais au contraire permis, toujours en mon nom propre, de féliciter ce dernier pour la lettre de lecteur à laquelle vous répondez. Votre billet ne correspond hélas pas à la réalité et ce par omission plus que par contre-vérité.

    Vous niez carrément l'existence d'un marchandage que toute la République connaît déjà par la presse. Il suffit d'ailleurs de suivre sur Léman Bleu le déroulement de la séance de 17h du 16 avril pour s'en faire une idée des plus précises.

    Avec tout le respect que je vous dois, sans arrière-pensée, pour vos combats et interventions jusqu'ici sur le sujet qui nous intéresse tous deux, les droits politiques de la communauté résidente étrangère, je n'entends pas laisser votre groupe constituant propager qu'il n'y a pas eu marchandage.

    Vous avez certes entièrement raison lorsque vous attribuez à « la volonté d’une majorité de droite de l’assemblée de ne pas introduire ce changement dans le projet de révision totale du texte constitutionnel », mais vous omettez de dire, ce que j’ai eu l’occasion de débattre avec le chef de votre groupe, Cyril Mizrahi, que cette même majorité de droite avait exigé, en échange de son retrait des articles instituant une réforme de la fiscalité (les art. 149 et 150) qui insupportait jusqu’au-delà de la gauche, que vous acceptiez un projet amputé de l’éligibilité communale, mini-avancée vers ce que ViVRe qualifiait justement de demi-citoyenneté. Ni vous, ni votre groupe, ni votre parti ne gagneront rien à continuer de celer de quoi se paie cette concession majeure à un esprit de consensus voilant le fait d’avoir baissé les bras devant le chantage de l’extrême-droite xénophobe, MCG en tête.

    La vérité, apparemment dûment consignée dans un document de « convergences » que je n’ai pas l’honneur de posséder, mais que S. Mouhanna mentionne dans la séance du 16 avril, me paraît-être plutôt la suivante :
    • Acte I : le 24 janvier, en 2e lecture, le PDC par la voix de sa cheffe de groupe, Mme Gisiger, ayant renoncé à botter l’éligibilité en disposition transitoire, sacrifice inaugural datant de l’automne précédent, une majorité de droite, menée par L. Halpérin, se persuade de concéder, sous réserve de 3e lecture, son inclusion dans le projet contre une acceptation par la gauche négociante, menée par C. Mizrahi, de conditions inchangées de quorum, de minima de signatures variant avec la population, et d’entrée en matière sur la réforme fiscale sur base de domicile. Des voix autorisées de la droite dite humaniste, dont celle du regretté Chevrolet, approuvent des décisions en décernant aux auteurs des lauriers pour leur « courage », alors que MM. M. Barde et P. Kunz s’en hérissent.
    • Acte II : le MCG se rebiffe et, suivi en cela par l’UDC, fait savoir par la voix de P-E. Dimier que son parti combattra frontalement le projet dès qu’y figurera une avancées des droits politiques des étrangers. Dès lors, pris de panique, les courageux caciques n’ont d’oreille que pour les appels téléphoniques de résistants dans leurs rangs.
    • Acte III : les négociations battent leur plein pour verrouiller la 3e et dernière lecture. La droite intimidée fait valoir le trop plein de résistances aux « audaces précédentes » et propose de renoncer à la réforme fiscale si la gauche fait son deuil de la mini-avancée civique communale qui froisse ce que la République compte de xénophobes. Pacte conclu. Le 16 avril, la majorité vote, sans plus de recours, l’enterrement de l’éligibilité devant l’indignation de la gauche n’ayant pas prise sur les négociations et les mols regrets, entrecoupés de quelques méritoires discordances, de ses autres composantes.

    Voici où nous en sommes et qui est moins reluisant que ce que vous laissez entendre en proposant l’examen serein et pied à pied de l’ancienne Constitution avec ce qui restera des espoirs mis dans la suivante. Evidemment qu’un rejet risque de mettre à mal les quelques avancées que vous mettez justement en avant, mais se grandit-on, suite à une capitulation devant un chantage, en en brandissant un second ? Rien ne pourra effacer les conditions qui y ont mené et qui doivent faire réfléchir au moins autant que le résultat.

    Bien à vous.
    Dario CIPRUT

  • Patrie pirate   Il y a 2 semaines 1 jour

    Comme vous, ce genre d’excès me fait bondir. Je suis née en 1949, mes parents étaient du début du XXème siècle. A l’adolescence déjà, je trouvais la Suisse menteuse: sa façade de droiture et d’honnêteté morale ne cadrait pas avec le recel bancaire. J’étais source de désespoir pour mes parents qui voyaient notre pays comme le plus respectable au monde. Fidèle à ma ligne éthique, j’ai toujours payé mes impôts sans aigreur, et sans cacher quoi que ce soit: enseignante, les impôts des autres assurent ma subsistance.

    Millions, milliards… pour nous qui ne calculons qu’en milliers, la différence n’est pas évidente. Alors voici qui va vous la rendre plus visuelle :

    Si un million de francs représente une pile de 10 centimètres de billets de frs 1000.-, un milliard, c’est 100 mètres de ces mêmes billets !

  • Trois fois non à la future Constitution   Il y a 2 semaines 6 jours

    Cher camarade (non pas de parti mais de cœur),
    merci beaucoup de votre cri du coeur. Heureusement UNE fois NON suffira, pour autant que les membres du groupe socialiste pluraliste, et autres constituants de gauche ou des milieux associatifs se décident à désavouer leurs chefs de groupe, qui les entraînent sur la voie glissante de concessions que vous avez raison de dénoncer comme lamentables.

    Ces derniers n'ont hélas plus laissé aux constituants comme option que de refuser l'ensemble du texte s'il veulent protester contre la mise au rancart de ce pauvre alinéa, alignant, par l'éligibilité aux instances communales, le droit de nos amis étrangers, comme vous les nommez, sur celui du droit de vote acquis sur initiative en 2005. Ces habiles et machiavéliques ont, en acceptant tacitement l'offre de la droite de ne plus s'accrocher à la réforme fiscale défavorable aux communes populeuses, en contrepartie de bénir le paquet en fin de parcours, cautionné le verrou imposé par le règlement de l'Assemblée. Ce dernier ne permet pas à ce stade de la 3ème lecture d'inclure de nouvelles propositions sauf si la majorité absolue de 41 voix l'exige. Une forte fraction de la majorité ayant voté le retrait de l'éligibilité devrait donc se déjuger pour la remettre sur le tapis après un sursaut moral de vos collègues revenant sur leur marchandage, c’est évidemment impensable.

    La seule façon qui reste donc pour sanctionner à ce niveau l'iniquité de ce marchandage, est bien pour ceux dont les groupes se sont engagés à accepter l'ensemble, à désavouer leur responsable et voter CONTRE l'ensemble du projet lorsque la question viendra au vote, en dernier recours le 31 mai. Ainsi, la droite, qui tenait le manche par le bon bout, aura échoué à parfaire la chaîne des chantages remontant à celui des partis xénophobes sous la houlette MCG, qui menaçait de combattre frontalement un projet accordant l’éligibilité. Plus la majorité acceptant le projet ainsi amputé sera faible, moins les chances de la constitution de passer le cap en octobre seront réelles.

    On ne peut que vous souhaiter de réussir à soulever vos collègues constituants contre le marché de dupes qu’on leur a fait avaler et qu’ils s’évertueront à nous présenter de la manière la plus attrayante pour nous la faire gober. Or, comme vous, je pense qu'il est des os qui ne passent pas.

    Avec ma solidarité
    Dario CIPRUT

  • une victoire pour la gauche et les femmes   Il y a 6 semaines 2 jours
    Affirmer que c'est peut-être une victoire pour les femmes, je veux bien, mais il faut aussi regarder un peu plus attentivement quel genre de victoire. Quand à une victoire de la gauche...
     
    Le Courrier était un des rare journal à relayer le scandale Vogt avec un peu plus de prise de position que les autres.
     
    Mais parmi les élues, il y a une certaine Béatrice Metraux, qui avant d’être élue, avait défendu en tant que secrétaire générale de la Fédération des fonctionnaires vaudois (FSF) les gardiens de prison dans l’affaire Vogt. Je n'arrive vraiment pas à voir la-dedans une position de gauche, voire même ce qu'apporte le fait qu'elle soit une femme.
     
    Quand on sait qu'elle vient de prendre le Département de l’intérieur qui est en charge des communes, des Eglises, des institutions, des prisons, ainsi que du service de législation, on ne peut qu'être inquiet pour tous les détenus arbitrairement maintenu en détention sous l'article qui permet à un juge de prononcer un internement à durée indéterminée. Car si on peut se réjouir que le recours de la soeur de Skander Vogt au Tribunal fédéral ait abouti, rien n'est moins sûr qu'un revirement de la justice vaudoise dans cette affaire.
     
    En tant qu'abonné, j'aurais apprécié que le Courrier mentionne cet élément plutôt que les éternels possible blocages de la droite.
     
    P. Flumet
  • La face "triviale" de la vie   Il y a 11 semaines 1 jour

    S'en moquer, s'en ficher comme de l'an quarante... Si d'aucuns ont cru y voir un souvenir de la Seconde Guerre Mondiale et de la débâcle des troupes françaises de mai et juin 1940, cette expression est en fait nettement plus ancienne puisqu'elle est attestée en France depuis les années 90... du dix-huitième siècle ! Elle avait cours au temps de la Révolution française, en 1793-1794. C'est dès 1790 qu'apparaît cette tournure de discours, toutefois: il n'est donc pas envisageable de l'attribuer aux royalistes qui assimilaient l'an 40 à un improbable an XL du calendrier républicain qui, selon les tenants de la royauté, ne viendrait jamais, puisqu'en 1790, la République n'avait pas encore été proclamée en France - la déchéance de la monarchie ne survint en effet qu'en 1792.

    Où rechercher alors l'origine de cette étrange expression "chiffrée" ? Selon toute vraisemblance, cet énigmatique an quarante provient du premier roman d'anticipation connu, L'An 2440, rêve s'il en fut jamais. Publié en 1771, fruit de l'imagination d'un défenseur des Lumières, Louis-Sébastien Mercier, cet ouvrage dépeint une France utopique, uchronique, qui a tourné le dos à l'absolutisme et intégré les valeurs des Lumières. Mercier y raconte entre autres que le mérite personnel l'emporte sur la naissance quand il s'agit d'accéder à des positions de pouvoir. Mais tout acquis aux Lumières qu'il soit en 1771, il dresse le portrait "futuriste" d'une France qui vit toujours sous la houlette d'un roi. Une certitude, le livre de Mercier a rencontré un réel succès: en 1783, il avait connu une vingtaine d'éditions et avait même été traduit en allemand, en anglais ainsi qu'en italien. Par la suite, bien accueilli en Allemagne, L'An 2440 sera lu et commenté par Schiller, Fichte, Goethe, Jacobi... Pareille aura peut sans doute expliquer le passage dans la mémoire collective francophone de "l'an quarante", écho déformé du titre de cette espèce de best-seller avant l'heure. De plus, face aux défis immédiats et urgents qui prennent toujours beaucoup de temps et exigent beaucoup d'énergie, la perspective lointaine de 2440, très éloignée du temps de chacun comme du temps politique - que l'on songe à la durée d'une législature - a vite dû sembler non pertinente, inutilisable, absurde. Et ce d'autant plus que Louis-Sébastien Mercier lui-même n'a joué qu'un modeste rôle politique pendant la Révolution, se montrant contradictoire, frondeur, brouillon plutôt qu'efficace. On le vit par exemple s'opposer à la translation des restes de René Descartes au Panthéon, alors que jeune, Mercier avait rédigé un éloge de Descartes. A un moment donné, l'utopiste décrié reçut le surnom de "singe de Jean-Jacques". Bref, Mercier s'est retiré de la vie politique en 1798. Il a toutefois continué d'être insolent sur ses vieux jours, contestant le système impérial mis en place par Napoléon Ier; sans doute l'auteur de L'An 2440, rêve s'il en fut jamais était-il resté fidèle à ses récentes idées républicaines. A moins qu'il n'ait été mû par une pointe de nostalgie du moment où il avait participé aux chantiers politiques de la première République. Septuagénaire, Mercier (il aura 70 ans en 1810) affirmera ne demeurer en vie que dans l'attente de voir comment finirait le règne de l'empereur Napoléon Ier. Mercier fut exaucé, quoique de justesse, puisque le Sénat français destitua l'empereur le 3 avril 1814; l'écrivain mourut le 25 avril de ce même "an 14" du dix-neuvième siècle, juste avant le retour de la monarchie.

  • Medi, un groove d’enfer aux Traverses   Il y a 12 semaines 6 heures

    Medi, c'est un talent d’exception.
    Merci au Traverses Musicales de permettre aux genevois de découvrir un musicien hors pair.

  • Hôpitaux: «Un site unique à Neuchâtel n’est pas réaliste»   Il y a 12 semaines 4 jours

    L'hôpital neuchâtelois. Un sujet de controverse sans fin qui permet de faire tout et n'importe quoi au nom de la démocratie en essayant d'arranger tout le monde et en fait en créant une paralysie totale de la réflexion.
    On vient de construire un hôpital HNE sur le site de Pourtalès à Neuchâtel donc en principe un hôpital cantonal au plein centre d'une agglomération.
    En y regardant de plus près, on s'indigne qu’une extension des bâtiments soit peu propice et fort couteux. En plus, cela se ferait au détriment d'éléments importants comme le parking.
    Nous sommes la risée romande avec notre esprit de non-décision.
    A vouloir contenter tout le monde, on n’arrive à rien. Continuer dans la voie de l'hôpital de Pourtalès est une erreur et faire preuve de manque de courage.
    Il faut savoir trancher. Un hôpital cantonal doit se trouver sur des voies de communications avec des possibilités d'expansion et ce n'est pas au centre de Neuchâtel que 'on trouvera notre bonheur.
    Il faut placer cet hôpital cantonal près de voies d'accès rapide en tenant compte de sa centralisation et des facilités de transports publics.

    Sur le Haut, il y a 55'000 habitants, au Val de Ruz 16'000, au Val de Travers 12'000 et dans le Bas, 92'000.

    Le Val de Ruz semble être une bonne solution en termes de proximité de voies rapides et d'expansion mais pour les transports publics, on pourrait faire mieux.
    En améliorant les transports publics, proche de voies d'accès rapide, avec des terrains permettant son extension et des transports publics adaptés, un site à Boudevilliers pourrait inspirer nos décideurs ou au moins susciter un intérêt.

    On pourrait même se laisser aller à voir un campus médical à Landeyeux / Boudevilliers avec une navette ferroviaire jusqu'à la gare du Transrun de Cernier ou si ce Transrun ne se fait pas, jusqu’à la gare la nouvelle gare de Malvilliers, qui serait construite pour l'occasion.

    Inspirons-nous de ce qui se fait ailleurs et ne cherchons pas toujours à nous centrer sur nous-mêmes en croyant que nous sommes les seuls à savoir.

    Un neuchâtelois du centre.

  • Le dispositif pour les chômeurs en fin de droit entre en force   Il y a 14 semaines 1 jour

    Le revenu de base inconditionnel ou la barbarie, l’animalité (eux contre nous) et l’humanicide (complot, conspiration et crime contre l’individu)
    Le revenu de base inconditionnel (rdb) ne représente pas un choix ni un combat politique mais bien plutôt une impulsion culturelle, une modernisation du contrat social (Rousseau repose tranquille.. enfin !)
    La (gauche de la) gauche et la droite (de la droite aussi) ne défendent que ceux qui n’ont que leur travail-tripalium-torture pour vivre (esclavage et exploitation sont donc légitimés !) et ignorent « royalement » inconsciemment ou pas les exclus (volontaires ou pas) du travail ! Aujourd’hui : changement de paradigme et crise systémique oblige et que le travail ce raréfie (preuve éclatante de la victoire néolibérale et aboutissement du capitalisme : libérer l’humain du travail . càd. libérer l’entreprise des charges) la gauche et la droite essayeront’ elles (à penser que cela soit possible) de contraindre les exploiteurs à devenir moins profiteurs et à relocaliser (donc favoriser, donner un coup de pouce à leur concurrence) !
    Le rdb (comme l’air sous les ailes de l’oiseau rapaces et moineaux en dépendent) concerne tous les êtres humainEs (même du plus sinistre et méprisable des individu…. souvent/presque toujours réduit à cet état -in/justement- à cause de l’absence du rdb ; il reste néanmoins un être humain !) et pas les (leurs) conditions, croyances ou convictions partisanes en une société plus idéale contre une autre idéologie qui serait critiquable et moins légitime (le malheur des uns serait plus légitime que le malheur des autres ! comme s’il existait un malheur de 1ère classe et un malheur de 2ème …classe ou un malheur de droite et un malheur de gauche : non le malheur c’est le malheur !) En plus de stopper cette « stupide lutte des classes » : archaïque, énergivore et coûteuse : même concernant les plus « humanistes et progressistes» qui polluent tout autant que les autres l’espace public et contraint à choisir un camp ou l’autre et donc provoque inimitiés, mépris, apartheid et racisme idéologique (une imbécile et artificielle scission sociologique) parfois au prix d’une « schizophrénie politique» la gauche antisioniste, légitime de fait la condition des femmes prônée par le Hamas… il y a d’autres schizophrénies à servir à la droite… catho-gay etc. le rdb permettra le partage du temps de travail, les emplois à temps partiels deviendront intéressants (pour ceux qui le veulent), les emploi "pénibles" seront forcément valorisés, de nouveaux emplois pourront apparaître, se développer et ainsi favoriser liberté et créativité : Ainsi les bénévolats concernant maladie, famille, ainés, animaux deviendront praticables. Aussi les partenariats ou l’association de 10 individuEs qui investirons mensuellement 10% de leur rdb = 10X250 = 2500 CHF/mensuel (sans devoir recourir au crédit qui bouffe/ampute d’autant le bénéfice) permettrons de créer : soit une crèche soit une structure de soins naturopathique (la médecine est subventionnée ! ) soit un syndicat association environnement (ou autre), une école d’épanouissement individuel ou d’accès à la non-dualité (c’est des exemples) à la seule condition d’être rentables sans la dépendance aux investisseurs, organismes de crédits et autres charognards ou fondations (qui s’enrichissent sur le travail des autres : « à la sueur du front des autres et pas à la sueur de leur « propre » front » … cela vous rappelle t’il quelque chose ? Probablement compris à l’envers pour les objecteurs au rdb de droite ou gauche!?)
    Le rdb rationalise la répartition de l’effort et de la richesse, la reconnaissance de chacun, il permet la modernisation de la fiscalité et de l’administration (baisse extraordinaire 30% des coûts) l’encouragement au travail (diminution des charges de l’entreprise) et la création d’activité(suppression du besoin de recours aux organismes de crédit) … enfin quoi : un nouveau contrat social plus équitable !
    Evidement la question du financement du rdb se pose légitiment ! et la réponse est OUI le rdb est finançable (PIB suisse/habitants = 69 000 CHF et les coûts du rdb habitants = 30 000! Vous pouvez « tordre les chiffres » dans tous les sens !)… il existe ainsi même une multitude (une tripoté, une pagaille) de modes de financement (et l’imagination libérée permettra d’en inventer d’autres !) ! la question n’est pas : est il finançable ou pas ! mais plutôt quel mode de financement adopter ? et c’est ici que les combats politiques se détermineront !
    Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.” V Hugo
    Nous ne résoudrons pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés; A Einstein
    Choisir l’utopie (partage/équité, revenu de base inconditionnel ) pour tous ou partageons la dystopie (torture, pauvreté, barbarie) pour tous. Utopie (ce qui n’a pas encore été réalisé et pas ce qui est impossible !) Oui, tout comme l’abolition de l’esclavage ou de la peine de mort, la démocratie, le suffrage universel étaient aussi, en leur temps, des idées utopistes. Jusqu’au moment où, avec l’évolution de la société, ces idées deviennent non seulement réalisables, mais nécessaires
    Des partis malheureux constitués d’individus malheureux possédés psychiquement et émotionnellement par leur propre malheur et prétendant « leur malheur » prioritaire ou majoritaire comparé aux autres à la recherche d’un résultat malheureux (pour les autres ! ou même une partie d’eux-mêmes) aussi possédés psychologiquement par le besoin de légitimation et pérennisation de la structure partisane malheureuse !
    Si les partis politiques restent inconscients probablement les individuEs s’éveilleront-ils ….signeront ils, voteront ils l’initiative … qui déjà pointe le bout de son nez (21 avril) !!!!

  • Les petits sous font les grands... troupeaux !   Il y a 14 semaines 6 jours

    Archi-connue, la monarchie

    Qu’Elisabeth II de Grande-Bretagne soit archi-connue, nul n’en doutera. Elle est arrivée en 1952 à la tête de la plus célèbre monarchie de la planète, le Royaume-Uni. Or, dans ces deux mots déjà cités, «archi»-connue et monarchie, le lecteur repérera la même racine – archi, ou ailleurs la terminaison parente –arque, comme dans le substantif «monarque». Il s’agit d’une racine, à l'instar de tant d'autres, d’origine grecque. Elle dérive d’un mot pouvant se traduire par autorité, pouvoir, voire début, les deux concepts étant par moments liés: celle ou celui qui inaugure a autorité pour le faire, ne serait-il qu'un président de la IIIe République française chargé d'inaugurer les chrysanthèmes, selon le commentaire ironique du général Charles de Gaulle. Dans ce contexte, un monarque, à la lettre, constitue un unique pouvoir, le préfixe mon-, de monos, seul, s’ajoutant à la terminaison mentionnée plus avant. Rien à voir, en somme, avec l’absence totale de pouvoir, littéralement, l’anarchie, celle-ci différant en outre de l’oligarchie, à savoir la répartition des leviers de commande entre un petit nombre de personnes (oligo- signalant une quantité réduite, comme les oligo-éléments, au pied de la lettre, des éléments bien présents mais peu nombreux), les oligarques. Ce dernier mot a connu de plus une diffusion fulgurante dans le langage médiatique international à partir de l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.
    Hellénique également, le terme d'archipel. Difficile d’en distinguer clairement l’origine, la composition, pour ainsi dire, en français. S’il est aisé d’y retrouver le préfixe «dirigeant» dans les deux premières syllabes, la fin de ce vocable a subi une coupure, un apocope. L’anglais emploie encore Archipelago, une version plus éclairante quant à l’ascendance de ce mot car plus proche de ses origines, qui contient pelago, l’un des mots grecs désignant la mer (que l’on songe seulement aux ressources qualifiées de pélagiques, donc extraites des mers, ou aux Îles Pélagiennes, Isole Pelagie en italien, Lampedusa et Pantelleria, entre la Sicile et l’Afrique du Nord); l’archipel porte en lui, donc, le titre ronflant de maître de la mer. Au Moyen Age, l’Archipelago n’était autre que le nom courant attribué à la mer Egée. Lorsqu'il publia son pamphlet L'Archipel du Goulag, Alexandre Soljenitsine se référait aux camps comme à un ensemble d'îlots coordonnés par une administration unique. Par la suite, le mot archipel servira, et c’est encore le cas de nos jours, à appeler tout groupe d’îles: l’archipel des Tonga, des Açores, des Shetland, des Bahamas, des Philippines…

  • Le Conseil de la presse contre les post anonymes en ligne   Il y a 21 semaines 17 heures

    "discussions de bistrot", "place de village", je crois que M. Ruetschi confond les registres. Au bistrot et au village, les gens qui s'expriment sont rarement anonymes, tout le monde les connait. L'anonymat fausse les conditions d'un débat de qualité.

    Les blogs de la Tribune de Genève sont de véritables incubateurs à éructions, précisément parce que les réactions sont anonymes.

    Par contre, si l'anonymat disparait, je trouve fort vexant que les posts passent par le filtre d'un modérateur qui coupe là où cela lui plait (que restera-t-il de ce message avant édition ?).

    JGj (Jorge Gajardo Muñoz)

  • Les habitants des Grottes se mobilisent contre l’extension de la gare Cornavin   Il y a 22 semaines 18 heures

    Bonjour, j'ai lu votre article avec intérêt . vous mettez le quartier des Grottes en avant dans les destructions prévues par les Cff. Je vous informe qu'il n'est pas le seul quartier visé par celles-ci. En effet, les quartiers ou se situent la rue de la Servette, la rue Jean-Dassier et la rue Malatrex sur plus de cent mètres constitué d'immeubles anciens et neufs ainsi que le quartier des cropettes avec la rue Montbrillant et la rue des Gares seront également détruits avec ce plan CFF. La destruction globale interresse une surface dense d'habitation de un kilomètre de long sur cent mètre de large ( aménagement immobilier Cff en sus ou inclus). Comme vous le constater il s'agit d'une destruction dépassant largement les Grottes. I. G

  • Un képi dans ma poubelle   Il y a 22 semaines 5 jours

    Notre liberté est devenue une peau de chagrin...il est encore temps d'ouvrir les yeux!!!

  • Pagani: «Le projet de la pointe de la Jonction est monstrueux!»   Il y a 24 semaines 10 heures

    "...à moins de réaliser un quartier sans voiture."

    Oh, quelle excellente idée!

  • Tensions sur le front de l’unité syndicale   Il y a 24 semaines 5 jours
    Re:

    Julien Dubouchet a beau jeu de prendre la plume aujourd’hui pour défendre le travail des secrétaires du SIT.

    Cela est plus simple que d’être à coté des grévistes tous les matins à 6h30 ; que de transporter matin et soir, la mannequin symbole des aides aux mille bras ; que de s’occuper de la convivialité de la distribution du café aux grévistes ; que de veiller tout au long de la journée à la coordination des grévistes !

    Il est vrai que les secrétaires, du Sit, ne voulaient pas d’une grève longue et que quelques aides soignant-e-s ont entendu, une secrétaire responsable du Sit, insister auprès d'une militante du Sit pour qu’elle intervienne pour convaincre les grévistes d’accepter une suspension de la grève … alors que tout professionnel des syndicats connait la perte de force que cela engendre pour les mouvements et donc pour obtenir les revendications !

    Le Conseil d’Etat aurait « accédé à l’essentiel des revendications » ?

    Une seule classe au lieu de 3 demandées ! Ceux sont les aides soignant-e-s qui avec une lutte de 12 jours de grève ont forcé le Conseil d’Etat. Elles et ils auraient pu obtenir plus, et on le comprend en lisant le Conseil d’Etat qui indique dans son communiqué du 17 novembre "une issue favorable qui permet de revaloriser un métier dont le cahier des charges s’est profondément transformé au fil des ans".

    Comment Julien Dubouchet peut se vanter d’avoir obtenu, par l’intervention du Sit, le coulissement horizontal des annuités, alors que les secrétaires du Sit ont acheté cela, en vendant, sans état d’âme, la perte de la prime de gériatrie ? Pas un mot sur le vrai nom de cette prime qui est « indemnité d’inconvénients de service » pour celles et ceux qui travaillent auprès des personnes âgées dont on connaît la complexité et la difficulté grandissante de la prise en soins. Le Sit a été complice de la Direction des HUG, qui cherche depuis longtemps à entailler le salaire du personnel en vue de défaire d’autres rémunérations pourtant légitimes et en en vue aussi de donner un coup au SSP qui défend l’indemnité d’inconvénient de service, juste et légitime pour tout le personnel travaillant dans les services spécialisés . Sinon comment comprendre cela, puisque il s’agit d’à peine 300 personnes et d’un coût minime en regard des primes de l’Etat ?

    C’est une mystification d’écrire que cette indemnité est « intégrée » dans le salaire. Le salaire de base augmentera d’une classe pour toutes et tous les aides et l’indemnité devrait passer de 3.55Frs/h à 2.25Frs/h. Il n’y aura pas de compensation à cette perte. Le Conseil d’Etat l’indique lui-même !

    Pas un mot sur les 4 inégalités de traitement entérinées par l’accord signé.

    1. Inégalité de traitement entre les aides percevant l’indemnité d’inconvénient de service et celles et ceux ne la percevant pas. Est-ce là, la "répartition plus juste" décrite par Julien Dubouchet ?
    2. Inégalité de traitement entre différents professionnels. Les aides soignant-e-s ne seront plus à égalité comme auparavant avec les indemnités qui étaient versées à tous professionnels (infirmièr-e-s, ergothérapeutes, physiothérapeutes, …). Différence qui sera, alors, de l’ordre de 2080Frs/an ! Est-ce là, la reconnaissance professionnelle tant attendue ?
    3. Inégalité de traitement entre les aides et les personnels réévalués ces dernières années qui n’ont pas eu à subir le chantage de livrer certains pour en reconnaître d’autres.
    4. Suspicion d’inégalité de traitement en fonction du genre, entre les aides travaillant au bloc, en réanimation et aux urgences, qui ont réussi à conserver à juste titre, leurs codes leur permettant un versement supérieur d’une classe en regard des formations, qui sont en majorité des hommes …. et entre, les aides en majorité des femmes, travaillant auprès des personnes âgées … travail qui perd de facto en reconnaissance. Est-ce là un « résultat très positif » ? 

    Il est vrai que le Sit n’a pas été présent dans les batailles du SSP pour revendiquer cette indemnité pour tout le personnel travaillant dans les services concernés et pour la rétablir aux 8 personnes qui l’ont injustement et abruptement perdu il y a 5 ans ! 

    Quelle conception a le Sit de la défense du personnel ? 

    Chacun peut comprendre que si des négociateurs acceptent de toucher à une indemnité salariale durant des négociations, cela engendre des conséquences sur toutes les autres indemnités. Le Sit ne considèrerait-il plus comme légitime ces reconnaissances salariales (indemnités de nuit, de week-end, de travail spécifiques avec les personnes âgées, de travail aux urgences, au bloc, en réanimation, au pool, …) ? 

    Et d’argumenter qu’il s’agit d’une « période défavorable » … pour les primes des hauts cadres et les 14e salaires aussi ?

    Serait-ce un oubli ? Il n’est pas évoqué dans l’article, la pétition du personnel des HUG qui soutenait « les revendications salariales, égales pour toutes et tous, sans toucher aux primes et aux codes ». Et pour cause cette pétition, de 1000 signatures en un weekend seulement, appuie tout à fait la position que le SSP a défendue tout au long de cette grève !

    Pas un mot, non plus, pour dire que la demande de formations certifiantes est une demande express du SSP, qui a failli passer à la trappe car le Sit n’était pas preneur ! Grâce au SSP une commission paritaire travaillera pour que des reconnaissances salariales existent en regard des formations au bénéfice de la qualité des soins. 

    Oui, sont à l’honneur les aides qui ont su lutter et se reconnaître comme professionnel-les responsables.

    Mais pas un mot non plus sur le désir de contrôle total du SIT par ses deux secrétaires généraux, à tel point, qu'ils ont eu des comportements débordants, menaçants et intimidants à l'encontre de militantes du SSP. L'agressivité était à son comble, lorsqu'une militante SSP mettait en évidence les différences de fond entre les deux syndicats concernant la discrimination salariale découlant de la proposition du Conseil d'Etat. 

    Le SSP aurait une « idéologie démagogique au pouvoir » ?

    La démocratie serait-elle démagogique pour le Sit ? Le SSP promeut la solidarité du « tous ensemble » et promeut la générosité qui ne vise pas la facilité ! Le SSP garde ses convictions en les clamant toujours ouvertement ! 

    « La ligne du SSP un danger à combattre »  ?

    Est-ce pour cela que le Sit veut l’unité, pour entrer dans les mouvements - pour autant qu’on le laisse faire - les contrôler et les casser ? L'article donne exactement et clairement la place du Sit aujourd’hui : en face de la ligne SSP de défense du personnel et donc … à coté de la Direction des HUG. L'unité d'action doit servir à donner plus de force aux revendications des salarié-e-s. Dans le cas présent, c'est le contraire qui se passe : la présence du SIT sert avant tout les intérêts de l'employeur. Ce n'est pas pour rien que M. Gruson, Directeur général des HUG a tenu à saluer la responsabilité du SIT dans un récent article. Aujourd’hui, en mettant une épée de Damoclès sur la tête de militants, le Conseil d’Etat et la Direction des HUG exigent la présence du Sit dans les négociations sur les revendications des nettoyeur-euses et laborantin-es !

    Le personnel, du secteur du nettoyage et des laboratoires, continue sa lutte sur ses justes et légitimes revendications. Le chemin est difficile, il le sait. La division est toujours menaçante, il le sait ! Les différentes positions sèment parfois la confusion et aujourd'hui cela est toujours visible. Le SSP pense toujours que c'est le mouvement uni qui maintient la pression et fait force et courage. 

    Laurence Delpech, militante hospitalière SSP

  • Au-delà de la compétition   Il y a 25 semaines 9 heures

    Merci!

  • Au-delà de la compétition   Il y a 25 semaines 10 heures
    Re:

    Merci pour cette brève de qualité sur la musique classique à Genève. Au plaisir d'en relire!

  • Viande périmée vendue pour fraîche   Il y a 26 semaines 4 jours

    A mon sens, le véritable  scandale, c'est qu'il y ait de la viande dite périmée - pourquoi en commander trop ? - et qu'elle soit simplement détruite. Tout comme tant de produits des grandes surfaces. La mise à disposition des produits à date dépassée en faveur d'organismes pour nécessiteux se fait au bon vouloir du gérant. Beaucoup de la nourriture est simplement jetée, souvent sans être même triée.  Un responsable de rayon nous le disait récemment  :  il n'y a pas de politique systématique ni de récupération, ni de de formation des vendeurs/es à adopter une attitude écologique. L'écologie c'est essentiellement pour les slogans, à usage externe, ajoutait-t-il. Chez nous, disait cette jeune personne, on ne jetait rien... le véritable scandale n'est-il pas celui de la grande distribution ? Peut-être pourriez-vous investiguer le sujet auprès du duopole !

  • «Basse attaque contre la CICAD»   Il y a 27 semaines 14 heures

    J'avais raté l'article de Dominique Ziegler, j'ai été le lire à l'instant. Je n'y vois pas non plus de propos infamant envers Israël ni d'antisémitisme notoire.

    Par contre, en me rendant sur le site de la CICAD, j'ai trouvé et consulté le document mentionné par Dominique Ziegler «Proche-Orient: petit manuel pour comprendre» (http://www.cicad.ch/fileadmin/user_upload/documentation/pdf/Cicad-manuel...)

    En parcourant ce document, je ne peux que confirmer qu'il s'agit effectivement, comme le souligne M. Ziegler, d'un document de propagande pure: on y apprend notamment que le "peuple palestinien" n'existe pas vraiment - il n'a pas d'histoire, on y revient sur l'affaire de la prétendue collaboration massive des palestiniens au IIIe reich (l'éternel Amin al-Husseini, Grand Mufti de Jérusalem, y est invoqué) etc, etc... Guère brillant tout cela, à la limite du diffamatoire et en tout cas inacceptable du point de vue historique.

    Une citation parmi d'autres:

    "Si des mouvements nationalistes voient le jour, chez les Arabes de Palestine, depuis le début du
    XXe siècle, il s’agit la plupart du temps d’un nationalisme panarabe et non pas spécifiquement
    palestinien."

    Autre exemple:

    "A première vue, les actions des groupes palestiniens tels que le Hamas, le Djihad islamique
    et les groupes issus du Fatah, semblent donc s’apparenter à de la résistance puisqu’ils sont
    dirigés, d’après leurs auteurs, contre l’occupation israélienne. Néanmoins, si l’on y regarde de
    plus près, force est d’admettre que ces actions doivent être qualifiées de terroristes [...]"

    J'arrête ici, la lecture plus attentive de ce document donnera de nombreux autre exemples de son sophisme malhonnête.

    Bref... il faudrait peut-être creuser plus avant, mais sur la base de ces préliminaires il me semble bien que cette réaction de la CICAD ne fait que renforcer cette impression d'outil de propagande et qu'il faut donner raison à M. Ziegler. Dommage. La lutte contre l'antisémitisme n'a pas besoin d'acteurs de mauvaise foi, qui ne font que desservir une cause noble - comme l'est toute luttre contre le racisme (notamment l'islamophobie).

    Fred Radeff, Genève

  • Améliorer la communauté   Il y a 27 semaines 5 jours

    Bon appetit.

    J'ai une pensée pour toutes ces mères dont les revenus ne permettent pas de, chaque soir, proposer à leurs enfants une nourriture de qualité, saine, biologique, d'élevage au sol.

  • Améliorer la communauté   Il y a 27 semaines 5 jours

    Le titre a défaut du texte aura fait réagir.

    L'information n'est plus unilatérale mais participative, le tout étant de founir des outils permettant d'y arriver.  Toute suggestion fera avancer le débat, donc vous êtes le bienvenu pour contniuer sur votre lancée.

    Et pour la réflexion, j'ajouterai que l'avantage de l'écrit sur l'oral est qu'au moins il nous donne la possibilité de communiquer sans se faire "verbalement" interrompre.  Sauf peut-être quand votre famille qui vous appelle pour manger ;-) 

  • TV - Science : de la vulgarisation à la poubellisation   Il y a 27 semaines 5 jours

    Allez savoir, la religion sera peut-être un jour sauvée par un scientifique!

  • Le blues est plus frais chez Hell's Kitchen   Il y a 27 semaines 5 jours

    José-luis Sartén Asaresi est décédé ce mercredi 02 novembre. Cérémonie à 15h lundi 07 à st Georges