Mercredi, 22 mai 2013

Squat éphémère des Indignés aux Pâquis

DIMANCHE 13 MAI 2012

«Occupy Geneva n’est pas mort!» Samedi après-midi, une vingtaine d’Indignés ont occupé durant quatre heures un local commercial inoccupé aux Pâquis, avant de quitter les lieux sur injonction du représentant du propriétaire, la fondation Safra, et d’agents de sécurité privée, selon Stephane Amsellem et Sarah, membres actifs du mouvement (une vidéo sur www.occupygeneva.ch/).

«Nous sommes non violents», déclare M. Amsellem pour expliquer le départ volontaire. Autre motif: la fondation (que nous n’avons pu joindre) a aussi déclaré aux Indignés que les locaux à la rue Barton étaient d’ores et déjà loués à une agence de voyage. Deux heures après le début de l’action, la police est arrivée sur place. «Une dizaine de personnes étaient encore présentes, nous avons dialogué mais n’avons interpellé personne puisque aucune plainte n’a été déposée», fait savoir un porte-parole.

Le mouvement, qui avait quitté les Bastions où il avait posé des tentes cet hiver, comptait s’installer dans cette surface de taille importante pour y tenir ses «assemblées populaires» et y poursuivre son activité militante. La Ville de Genève a en effet proposé au mouvement la location de 16 m2 à 350 francs à la maison des associations, mais le local est à la fois trop petit et trop cher pour les Indignés, qui ont peu de revenus. M. Amsellem est cycliste coursier et Sarah collégienne.

L’action de samedi avait aussi pour but d’attirer l’attention sur les locaux commerciaux laissés vides alors que la crise de l’immobilier fait rage à Genève. M. Amsellem dénonce les prix prohibitifs pour les locaux commerciaux qui expliquent la gentrification du centre ville. «Il n’y aura bientôt que des banques!» Occupy voulait aussi montrer que le mouvement existe toujours, même si le noyau dur compte seulement douze personnes. Mardi à 19h à la maison des associations, il invite d’ailleurs la population à sa deuxième «assemblée populaire» sur le thème de l’éthique dans les caisses de pension. D’autres actions suivront, est-il promis. Rachad Armanios

 
Le Courrier
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