Mardi, 27 septembre 2016

La Genève internationale profite à la région

Vendredi 11 décembre 2015
JPDS

Le secteur international à Genève impacte non seulement le canton, avec plus de 50% du revenu, mais tout l'arc lémanique. Mais bien que fortes, les interactions restent limitées entre des mêmes groupes d'acteurs, conclut l'étude menée pour la Fondation pour Genève.

"A l'évidence, l'axe prioritaire d'une politique publique devrait être de renforcer ce secteur, plutôt que de la voir reculer", estime le président de la Fondation Ivan Pictet, au terme de plus de deux ans de recherches.

Le troisième cahier de l'étude, "Forces et synergies", porte sur les interactions entre acteurs. Elles sont fréquentes, mais restent surtout entre structures de même type pour les organisations internationales et les ONG, ainsi que pour le secteur privé.

Elles sont par exemple limitées entre secteurs public et privé. Elles sont centrées autour d'organisations en particulier et constituent dans certains domaines des regroupements.

Au total, la contribution des multinationales étrangères sur l'arc lémanique atteint 18,8 milliards de francs et celles de leurs homologues suisses 11,3 milliards. En ne prenant en considération que l'impact direct, les deux totalisent plus de 40% du PIB cantonal. La valeur ajoutée du secteur public international, en intégrant les effets indirects, s'élève elle à 7 milliards.

 

Logements en cause

Les précédents éléments de l'étude avaient révélé que le nombre et la densité des acteurs internationaux constituent la première raison pour la localisation à Genève des organisations internationales et des ONG.

Ils devancent les conditions offertes, la qualité de vie pour les employés et la situation géographique de la région. Pour le secteur privé, la réputation de la place genevoise et la qualité du personnel sont considérées. Les employés sont eux satisfaits des conditions de vie, en dehors du logement.

Sont ciblés le système éducatif, la concentration et la difficulté de changer de logements, les difficultés de la circulation automobile depuis la région autour de l'agglomération ou encore la faiblesse de l'offre de transports publics. Mais les employés sont très nombreux à chercher un logement en France ou dans le canton de Vaud, avec des loyers supérieurs par rapport au reste de la population.

 

Mise en garde sur le franc fort

Ils restent en moyenne plusieurs années dans leur activité. Et ceux des multinationales sont mieux rémunérés que ceux qui ne travaillent pas dans ce type d'entreprises.

Parmi les autres éléments soulignés, les décisions populaires comme l'initiative contre l'immigration de masse et le franc fort sont aussi évoquées comme de possibles facteurs de vulnérabilité.

L'étude a été menée par les Université de Lausanne et de Genève, l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et l'Institut des hautes études internationales et du développement (IUHEID). Elle devrait être suivie d'une autre recherche sur le vivre ensemble, affirme la Fondation pour Genève.

 
Le Courrier
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