Les ouvriers d’un chantier public ne sont plus payés
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GRÈVE • Les travailleurs ont cessé leur activité pour la rénovation du cycle de Budé. Le syndicat SIT interpelle l’Etat.
Depuis un mois, les ouvriers du chantier public de rénovation du cycle d’orientation de Budé travaillent sans être payés. Le salaire du mois d’août avait déjà eu du retard, et ils attendent toujours le versement pour le mois de septembre. Pis, tous les employés ont reçu, le 28 septembre dernier, leur lettre de licenciement pour la fin du mois d’octobre. Hier, ils ont cessé leur activité. Cet arrêt du chantier fait suite à l’entrée en action du Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT), qui tente de trouver une solution dans ce qu’il nomme «un dysfonctionnement d’un marché public».
Déco Style est mandatée par le Département de l’urbanisme (DU), depuis le 3 septembre dernier, pour les travaux de peinture dans le chantier du cycle de Budé. L’entreprise avait été sélectionnée en novembre 2011, époque où elle pouvait donner toutes les garanties de conformité. Depuis, l’employeur ne remplit pas toutes les conditions requises et accuse des retards dans le payement des salaires de ses employés.
Depuis le mois de juin, Déco Style ne paye également plus les charges sociales de ses ouvriers. Ceux-ci ont alors reçu un courrier de la Caisse de compensation les informant que, dans la situation actuelle, leurs jours fériés et leurs vacances ne seraient plus payés.
Les travailleurs et le syndicat supposent que l’entreprise va bientôt se déclarer en faillite. Dans ce cas, ils craignent de ne pas pouvoir récupérer les salaires impayés ainsi que les cotisations sociales. L’entreprise n’est plus joignable, ni par la presse ni par l’Etat, selon le syndicat.
Le syndicaliste Thierry Horner souhaite que l’Etat s’empare du dossier afin de trouver une solution pour ces ouvriers et qu’ils soient indemnisés. «Les travaux de peinture sont censés se terminer le 31 décembre. Pourquoi ne pas réengager ces employés pour finir le travail?» En outre, il critique le manque de contrôle de la part de l’Etat sur ses mandataires: «Déco Style a commencé son chantier en septembre, alors que cela faisait trois mois qu’elle ne payait plus les charges sociales. L’Etat doit être attentif.»
De son côté, le Département de l’urbanisme, par l’intermédiaire de son porte-parole Bernard Favre, regrette de ne pas avoir été prévenu en premier lieu par les syndicats. Il se dit déterminé à ce que la loi soit respectée, mais estime que ces contrôles ne sont pas de son ressort, mais plutôt de celui des commissions paritaires, organismes garants des conventions collectives.





