Quel visage pour la mobilité genevoise à l’horizon 2030?
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CONSEIL D’ÉTAT • Une vaste procédure de consultation est lancée pour définir les types de mobilité qui feront la Genève de demain.
«La mobilité n’est pas si bloquée que ça, à Genève, contrairement à ce qu’on croit, nous souffrons plutôt d’hypermobilité», selon les mots de Michèle Künzler, conseillère d’Etat chargé du Département de l’intérieur, de la mobilité et de l’environnement. La magistrate a présenté, hier, à l’issue de la séance plénière hebdomadaire du Gouvernement genevois, un plan directeur en matière de mobilité sur le long terme – à l’horizon 2030 – et fédérant les différents documents qui font foi en la matière.
Ce document sera très largement mis en consultation, avec notamment en novembre la tenue d’états-généraux de la mobilité incluant tous les partenaires sociaux en la matière. Le tout sera ensuite soumis ce printemps au Grand Conseil qui aura loisir de se prononcer sur ce paquet d’intentions.
Ce plan directeur vise à dépasser la guerre des transports en prenant le problème dans sa globalité. Notamment en mettant en exergue les domaines où des gains d’efficience sont possibles. Par exemple, 30% des déplacements motorisés se font sur des distances inférieures à 3 kilomètres. C’est-à-dire où l’usage de la voiture n’est pas rationnel.
Développer autour du CEVA
La magistrate a plaidé hier pour que la problématique soit gérée dans sa complexité. C’est-à-dire en prévoyant à la fois une place pour la voiture, des zones piétonnes – hier Mme Künzler a redit sa volonté de se battre pour le parking des Clés-de-Rives qui permettra de dégager une zone piétonne en surface – ou encore le développement des transports en commun.
Quelque 75% des habitants et 83% des emplois seront situés à moins de 1,5 kilomètre d’une gare du futur réseau RER une fois que le CEVA sera opérationnel. «Les pôles de développements seront bien entendu situés autour des quarante gares du réseau CEVA», prédit la magistrate.
Cette dernière a aussi relevé le potentiel des lignes
de tram transfrontalières
qui seront opérationnel à l’horizon 2020. «On aura une croissance à deux chiffres en matière de report modal et de fréquentation dans les régions concernées».
Le Conseil d’Etat a encore:
•instauré un comité de pilotage pour mener une étude – conduite par les SIG – qui permettra de déterminer les potentiels en matière de géothermie sur le canton. A priori ceux-ci sont considérables;
•validé les lignes stratégiques du projet Phénix. Parmi les priorités de cette réorganisation de la police figurent la création d’une école de police unique, d’une réserve opérationnelle et d’une police de proximité. I





