Dimanche, 19 mai 2013

Les centres aérés manquent de places

MARDI 09 OCTOBRE 2012

MAISON DE QUARTIER • Les demandes auprès des centres de loisirs augmentent. La Ville de Genève tente de trouver des solutions.

A l’approche des vacances scolaires, la plupart des centres de loisirs s’inquiètent. Le nombre de parents s’adressant à eux afin d’y placer leurs enfants en centre aéré augmente constamment. Les places deviennent rares et les refus de plus en plus nombreux. Désormais, il devient difficile de trouver une place pour les vacances, condamnant souvent les familles à recourir au système D. La situation est préoccupante pour les travailleurs sociaux, qui ne savent plus vraiment comment répondre aux sollicitations.

A la maison de quartier de Saint-Jean, septante-trois demandes d’inscription au centre aéré pour les prochaines vacances d’automne ont été enregistrées, alors que la structure n’offre que trente-deux places. L’augmentation des candidatures se fait surtout du côté des plus jeunes enfants, âgés de 4 à 6 ans. Face à ce surplus, la structure privilégie automatiquement les jeunes du quartier. «Notre but est pourtant de rester accessible à tous, explique Pierre Varcher, président de l’association. Mais si nous voulons maintenir nos conditions d’encadrement, la limitation est nécessaire.»

Pierre Varcher redoute également l’augmentation des prix pour les centres aérés, même si elle permettrait de pouvoir créer plus de places tout en faisant baisser la demande. Selon lui, si le coût d’admission diffère en fonction du revenu des parents, cela peut engendrer une perte de la mixité sociale dans ces centres. «Le rôle d’une maison de quartier est aussi de transmettre des valeurs et d’insérer tous les types de jeunes dans un collectif.»

La situation est similaire dans la plupart des autres centres de loisirs du canton. Les centres aérés représentent une solution très avantageuse pour les parents car elle offre des prix extrêmement abordables ainsi qu’une proximité très appréciée. L’enfant s’y rend la journée pour toutes sortes d’activités et rentre chez lui le soir. A l’inverse, les associations qui proposent des camps de vacances plus dépaysants, mais également plus onéreux, peinent à faire le plein.

Interpellée par plusieurs maisons de quartier, Esther Alder, conseillère administrative chargée de la cohésion sociale, prend cette problématique au sérieux: «L’offre des centres aérés est trop faible par rapport aux besoins des familles, surtout lorsque les parents travaillent.» Un groupe de travail sur la question sera formé d’ici à la fin du mois d’octobre. Il réunira différents partenaires, notamment des membres de la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle.

Esther Alder juge nécessaire d’augmenter le nombre de places disponibles dans les centres aérés. Mais dans une  situation budgétaire compliquée, elle n’exclue cependant pas une augmentation des tarifs des prestations, tout en imaginant un système de subvention pour les familles en difficulté financière. De plus, la conseillère administrative souhaite travailler avec le Département de la culture et du sport afin de trouver des solutions communes pour augmenter l’offre périscolaire. Le délégué à la jeunesse en Ville de Genève, Claudio Deuel, évoque également une meilleure coordination avec les organismes privés.

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