Lundi, 20 mai 2013

Les «salopes» ont donné de la voix

LUNDI 08 OCTOBRE 2012
JPDS

SLUTWALK À GENÈVE • Une quarantaine de militantes de la première Slutwalk genevoise – «la marche des salopes» (voir notre édition de vendredi) – ont crié «Macho, facho, t’auras pas mon clito» ou encore «Le taux d’alcool ne justifie pas le viol», samedi après-midi. Suivies par environ 300 sympathisant-e-s, elles ont défilé du quai des Forces motrices à la place du Cirque avant de converger vers la place des Volontaires, face à l’Usine, où une scène avait été dressée. «On s’appelle salopes car c’est comme ça qu’on désigne les femmes libres!» s’est exclamée au micro l’une des organisatrices. Après une série de témoignage poignants sur des agressions sexuelles subies par certaines d’entre-elles («pour sortir du placard»), des performances burlesques féministes – chanson langoureuse et effeuillage coquin – ont été acclamées. Il s’agissait de «se faire plaisir avant tout», dans une réappropriation du corps et de la séduction, loin des canons de beauté dominants. Le groupe Mother’s Monsters s’est ensuite produit en concert. Si l’assistance était plutôt jeune et alternative, quelques personnalités politiques avaient rejoint le cortège – les candidats au conseil administratif Salika Wenger et Didier Bonny, l’ancien député Albert Rodrik, l’ancien conseiller d’Etat Christian Grobet – ainsi que des féministes «historiques» telles Maryelle Budry et Marina Decarro.

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