Samedi, 18 mai 2013

Le centre Pôle Sud voit son secteur de promotion de la santé amputé

VENDREDI 31 AOûT 2012

LAUSANNE • La non-reconduction d’un poste d’animation suscite l’incompréhension des bénévoles et des usagers. Ils interpellent le législatif communal, via une pétition.

Promouvoir un mode de vie sain et respectueux de l’environnement est l’une des missions que remplit Pôle Sud depuis une vingtaine d’années. Cours, ateliers, sorties, conférences: les activités proposées par le centre d’animation socioculturelle de l’Union syndicale vaudoise réunissent des personnes de tous âges et de tous horizons, autour d’une équipe de bénévoles et d’une animatrice officiant à 60%. Mais le départ en retraite de cette dernière a changé la donne.
Fin 2011, la Fondation pour l’animation socioculturelle lausannoise (FASL), organe de tutelle de Pôle Sud, annonçait son intention de ne pas renouveler le poste. Une décision confirmée par la suite et contre laquelle Pôle Sud a recouru en vain. Hier, une pétition munie de 1800 signatures a été déposée au Conseil communal pour demander le maintien du poste.
Car pour les membres de Pôle Sud, sa disparition remet en question l’existence même d’un secteur santé particulièrement dynamique. «Le poste est essentiel, c’est le point de ralliement des bénévoles et des usagers. Il permet aussi de toucher un large public, bien au-delà des personnes qui fréquentent habituellement le centre», souligne Ariane Edens, bénévole du comité santé.
«Le rôle de l’animatrice n’est pas seulement une coordination administrative. Elle permet aux projets émanant du comité et des usagers d’émerger. Sans ce poste, c’est aussi l’énergie de huit bénévoles qui disparaît», poursuit son homologue Barbara Lhériteau. Le départ de l’animatrice se fait déjà ressentir. «Avec cette suppression, j’ai deux cours qui tombent. Ces cours n’existant pas ailleurs, je suis donc pénalisée», regrette une usagère.
Selon les responsables de Pôle Sud, le non-renouvellement du poste a été présenté par la FASL comme une des conséquences de la réduction globale des dépenses de la ville dans le cadre du budget 2013. Interrogé, le municipal de la cohésion sociale, Oscar Tosato, confirme que la dotation de la FASL diminuera de 80 000 francs l’an prochain. Sans se prononcer sur le cas de Pôle Sud, l’édile socialiste (par ailleurs membre du conseil de fondation de la FASL) précise que la direction est totalement indépendante pour ce qui concerne l’attribution des postes.

Réengagement à 50%
En juillet, lors de sa dernière rencontre avec Pôle Sud, cette dernière a proposé de maintenir un poste d’animation à 20%, à condition que celui-ci soit assuré par les animateurs déjà en place. Insuffisant pour Pôle Sud, qui demande un réengagement à 50%. «Parmi les animateurs, personne ne peut augmenter son volume de travail, encore moins pour un temps de travail qui ne permet pas de remplir les exigences de la tâche», précise Daniel Süri, président du comité de Pôle Sud, rappelant que «depuis 1995, il y a déjà eu deux réductions de postes d’animateurs».
Daniel Süri dénonce également la fin de non-recevoir adressée par le conseil de fondation, saisi d’un recours contre la décision de la direction: «Nous avons été privé de notre droit de recours.» Président du conseil de fondation, Pierre Imhof rétorque que «les statuts ne prévoient pas que le conseil de fondation se détermine sur l’attribution des postes. C’est une compétence de la direction, avec une possibilité de recours auprès du comité de la FASL qui a été exercée. Celui-ci a décidé
de maintenir la décision de la direction.» I

Vous devez être loggé pour poster des commentaires