Jeudi, 23 mai 2013

Le PLR fustige les «bureaucrates»

MERCREDI 22 AOûT 2012

Feu nourri contre le Service du développement territorial! Pour leur traditionnelle rentrée politique dans les vignes de Chardonne, les libéraux et radicaux s’en sont pris vertement à la politique de l’aménagement du territoire. Sans prononcer son nom, ils critiquent la conduite du dossier par Béatrice Métraux, aujourd’hui responsable du service. La ministre verte a mis en consultation la troisième adaptation – «dogmatique» – du Plan directeur cantonal cet été. Une opération faite «en catimini» pour des sujets «fondamentaux», dénonce la présidente des radicaux, Christelle Luisier.

Dans leur collimateur, les libéraux-radicaux ont en particulier le sort réservé aux commerces et à la construction de logements. Ils emboîtent le pas à la Fédération patronale vaudoise, qui a jugé lundi la nouvelle mouture du plan directeur «inacceptable» car ses mesures sont «empreintes des stigmates d’une économie planifiée».

Tout commerce de plus de 800 m2 sera d’abord examiné par des experts des services cantonaux, relève le PLR. Avenches, Lucens ou Grandson ne pourraient plus accueillir de tels commerces, faute de bassins de population assez grands. «La directive d’application est déjà mise en œuvre, avant que l’adaptation du Plan directeur cantonal ne soit accepté, relève Christelle Luisier. Le Conseil d’Etat a des méthodes de cow-boy!» Pour le logement, une accélération des procédures est indispensable, soutient la présidente libérale Catherine Labouchère: «Les promoteurs sont là, mais ce qui les retient, c’est le mille-feuille administratif.»
Le mal dénoncé est plus ancien: «Nous assistons depuis des années à des dérives aménagistes arbitraires», explique Christelle Luisier. Comme preuve, ils brandissent un guide d’application sur les zones à bâtir publié en janvier 2011 par feu le conseiller d’Etat UDC Jean-Claude Mermoud. «Nous ne faisons pas que critiquer la nouvelle majorité», se défend ainsi Christelle Luisier. Ce genre de document, à usage des communes, regorge de néologismes comme «implantation judicieuse», «génie biologique» ou encore «logement d’utilité publique», renchérit son homologue libérale Catherine Labouchère, pour qui «le bon sens y perd son latin».

Sur le plan fédéral, les libéraux-radicaux vaudois soutiennent le référendum de l’USAM contre la loi sur l’aménagement du territoire. Ils soulignent que leurs trois ministres cantonaux, désormais minoritaires, se sont démarqués de la majorité rose et verte: le Conseil d’Etat a en effet recommandé au Grand Conseil de ne pas s’associer au référendum des cantons contre la même loi. 

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