Aujourd’hui, l’humanité dépasse les bornes
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LAUSANNE • En ce 22 août, selon les signataires du «Jour du dépassement», l’humanité a dévoré, pour 2012, ce que la planète peut produire en un an.
«Penser et agir face à l’urgence climatique.» Les signataires du Jour du dépassement célèbrent aujourd’hui, à Lausanne, ce tournant dans l’année. Selon leurs calculs, à partir de ce jour, l’humanité vivra «à crédit écologique» jusqu’au Nouvel An.
Au programme1, le groupe organise deux débats. Un dialogue Nord-Sud ouvert au public, en espagnol et via internet, entre Lausanne et la Bolivie. Il sera diffusé en direct sur trois radios alternatives boliviennes.
Plus tard, Nicolas Bezençon d’Uniterre évoquera la situation de l’agriculture, entre bio, local et marché mondial. Gilles Godinat de Solidarités, climat et justice sociale traitera de la place de la Suisse dans le commerce des matières premières.
Cet événement sera moins l’occasion de faire la fête que de tirer un bilan funeste. Le déséquilibre dans les modes de vie des habitants de la Terre autant que la surconsommation du capital naturel et la pollution qui l’accompagne sont pointés du doigt par les signataires de Jour du dépassement. Selon l’Appel lancé sur le site du groupe qui se fonde sur la notion d’empreinte écologique, il faudrait trois planètes Terre pour que l’ensemble de la population mondiale puisse vivre au rythme effréné des 20% de celle-ci.
L’empreinte écologique est un instrument de mesure élaboré par les théoriciens du développement durable. Selon, Mathieu Glayre, de Jour du dépassement, «il s’agit d’une mesure très discutée et discutable, mais pédagogique. Elle permet de donner une image approximative de la surexploitation et du dépassement des capacités de la planète pour assurer les modes de vie contemporains».
- 1. 16h, Dialogue Nord-Sud, Pôle Sud, 3 avenue Jean-Jacques Mercier. 19h, table ronde, parc de Milan, (côté avenue de Cour).





