Dernière ligne droite pour la Terrasse du troc
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FESTIVAL • Depuis le 25 juillet, du jeudi au dimanche, l’art contemporain rencontre les visiteurs du parc Geisendorf. Bilan intermédiaire.
Dans une ambiance intimiste, une petite vingtaine de participants s’essaie aux «plats utopiques». En compagnie de l’artiste-cuisinier Cyril Vandenbeusch, dans un «Potager sonore» imaginé par le collectif Klat et le musicien POL, ils transforment la nourriture, avant de déguster des feuilletés au pesto et aux termites. Dans le parc Geisendorf, à Genève, la Terrasse du troc – festival d’art contemporain participatif (lire notre édition du 21 juillet) – abordait jeudi soir son avant-dernier week-end.
Globalement, Laura Györik Costas, directrice de la Terrasse du troc, tire un bilan intermédiaire positif de la sixième édition de «sa» manifestation. En quatorze jours d’activité, du jeudi au dimanche depuis le 25 juillet, le festival a attiré près de 3500 personnes, soit en moyenne de 200 à 300 participants par soir.
«Le public de Geisendorf n’est pas le même que celui de Saint-Jean ou de la Bâtie, où s’était établie la Terrasse ces dernières années», observe Laura Györik Costas. Principalement parce que les premiers concernés par l’événement sont les habitants du quartier – surtout les enfants, «qui ont pris d’assaut le lieu pour en faire leur terrain de jeu». Dans son analyse, elle note qu’en plus du public «art contemporain» et de celui, fidèle, de la Terrasse, chaque événement draine ses propres spectateurs ou participants.
Depuis le début de la manifestation, plusieurs cas de sabotages – câbles arrachés ou sectionnés, une arrivée d’eau coupée – sont à déplorer. Une dizaine de personnes ont également signifié leur mécontentement face au bruit. La directrice de la Terrasse du troc relativise. «Les réactions négatives sont minoritaires. Nous avons eu des discussions avec les plaignants pour leur expliquer que nous ne dépassions pas le nombre de décibels tolérés et que nous respections les horaires.» La directrice avoue qu’elle s’attendait à davantage de vandalisme dans ce parc qui souffre d’une mauvaise réputation.
Un des buts de la Terrasse, principalement soutenue par la Ville et le canton, reste de «trouver des ponts entre l’art contemporain et les gens qui sont éloignés de la culture», en se rapprochant d’eux et en répondant à leurs interrogations. Sans oublier que l’art contemporain se nourrira lui aussi de ce contact. Les frontières tombent.
La Terrasse entame son quatrième week-end. Jusqu’à dimanche, des vidéos sur le thème des transformations urbaines seront projetées sur quatre fenêtres des bâtiments scolaires et pédagogiques adjacents. Dont Gaule, de l’artiste genevois Jérôme Leuba, road movie dans lequel les dialogues sortent tout droit du commentaire de la finale de la Coupe du monde de football de 1998.
Côté musique, le duo nippo-zurichois Tim & Puma mimi (electro-pop) se produira samedi soir, alors que la salsa rythmera le «Bal du dimanche». Ce dernier sera précédé par la «Ballade contée» de Casilda Regueiro, qui livrera des histoires et anecdotes sur le parc. La soirée se poursuivra avec un débat sur le thème «Nature urbaine et sociale?», où les intervenants, dont le collectif Klat, discuteront du rôle de la nature, des potagers en ville et de leurs effets sociaux.
La Terrasse du troc, parc Geisendorf, jusqu’au 26 août, www.terrassedutroc.ch





