Genève capitale du polo à vélo
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Loin, le gigantisme des Jeux olympiques. Venus du monde entier, 192 passionnés de bike-polo disputeront la quatrième édition des championnats du monde à Genève. Ils s’affronteront du 14 au 18 août sur les terrains en bitume du Cycle d’orientation du Sécheron. Les matchs, également diffusés sur internet en streaming, auront lieu entre 9 h et 19 h (sauf le 15 août) et l’entrée sera libre. Assurée par Genève Vélo Polo, avec le soutien de la Ville, l’organisation de l’événement n’est chapeautée par aucune fédération. L’association, qui compte actuellement plus de trente membres, avait déjà organisé les championnats d’Europe en 2010.
Sport de rue, il se pratique avec un matériel souvent amélioré par les adeptes eux-mêmes. Contraste avec le polo, son noble ancêtre. La balle et la canne restent, le cheval disparaît, remplacé par un vélo. Les règles sont simples: deux équipes de trois s’affrontent, une main sur le frein, l’autre sur le maillet. Les premiers à marquer cinq buts remportent le match.
Né sur le gazon irlandais à la fin du XIXe siècle, le polo à vélo devient sport de rue à Seattle, dans les années 1990. Les coursiers à vélo tuent alors le temps en jouant avec leurs collègues. A Genève, aujourd’hui pôle mondial de vélo-polo, il est arrivé avec cet esprit-là. «Pour certains, le vélo est un véritable mode de vie. Ils rentrent du travail, changent de vélo et vont s’entraîner», confie Olivier Gurtner, joueur et responsable des relations presse à Genève Vélo Polo. Un mode de vie qu’ils entendent promouvoir. A travers cette compétition internationale, mais aussi en continuant à jouer, trois fois par semaine pour certains, sous un pont autoroutier, pas loin du stade de la Praille, sur un terrain prêté par les communes de Lancy et de Carouge.





