Le sauvetage du Cinélux est en bonne voie
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GENÈVE • Grâce à des dons, le cinéma de la Jonction voit l’avenir sous un jour meilleur.
C’est une excellente nouvelle pour les habitués et les employés du Cinélux. L’achat d’un projecteur numérique, indispensable à la survie de la salle, devrait pouvoir se concrétiser à la fin août.
Le cinéma de quartier était menacé par une hausse de son loyer à hauteur de 50%, ainsi que par la nécessité – pesant sur tous les cinémas indépendants – de passer au numérique. L’installation représente un investissement de 120 000 francs, somme exorbitante pour l’association qui gère la petite salle obscure (voir Le Courrier du 27 mars). Grâce à l’engagement du quartier, qui a constitué un comité de soutien, le Cinélux sort gentiment la tête de l’eau.
Plus de 10 000 francs de dons privés ont été récoltés, complétés par 40 000 francs de la Loterie romande ainsi que 14 000 francs octroyés par la Fondation pour la promotion de lieux pour la culture émergeante (FPLCE). Autre bonne nouvelle, l’Office fédéral de la culture (OFC) s’engage à rembourser les coûts restants si le cinéma parvient à obtenir un prêt.
Nicolas Wadimoff, réalisateur d’Opération Libertad, actuellement à l’affiche du Cinélux, compte également sur une aide de la part de personnalités du monde du cinéma. «Un réseau se crée dans le milieu», affirme-t-il. Mais l’association qui gère la salle espère en outre un soutien ponctuel de la Ville de Genève. «Les discussions sont en cours, mais nous n’avons pas encore obtenu de réponse», révèle Giuditta Ricci Sebihi, l’une des trois employés. Début juin, une pétition réunissant quelque 6800 signatures, lancée par le comité de soutien, avait été déposée aux Conseils municipal et administratif.
Bien que sa situation s’améliore, le Cinélux n’est pas encore totalement tiré d’affaire. La menace du loyer demeure. «Les pourparlers entre la régie et notre avocat sont en cours, mais nous n’en savons pas plus pour le moment», informe Mme Ricci Sebihi, qui se dit tout de même très soulagée «C’est enfin une petite lumière au bout du tunnel», confie-t-elle.





