Remise officielle du prix Genferei 2012 à qui de droit
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HUMOUR POLITIQUE • Michèle Künzler a accepté avec panache la feuille dorée du marronnier fou de la Treille.
Trêve estivale aidant, la presse s’est bousculée hier pour assister à la remise en grande pompe et décorum de rigueur du prix Genferei 2012. Cette récompense burlesque décernée par un improbable groupe de journalistes vise à récompenser les plus gros pataquès qui font tout le bonheur de la vie politique genevoise.
Il y avait le choix: entre les frasques nocturnes et immobilières de Mad Mark, le fiasco du procès de la BCGe (et l’entier du parcours de Daniel Zappelli), la grève du rasage du syndicat de la police ou encore la rhétorique gloubi boulga d’Isabel Rochat, la concurrence était sérieuse.
Mais la base – un aréopage de journalistes imbibés réunis au MàD il y a dix jours – a tranché: c’est la réorganisation du réseau TPG qui a été primée.
Hier, Michèle Künzler a été plus que bonne joueuse. Elle a accepté le prix alors que, personnellement, elle ne porte à peu près aucune responsabilité dans la mise en œuvre que l’on qualifiera poliment de «laborieuse» du nouveau réseau TPG. «Quand Robert Cramer m’a remis le dossier, il m’a dit que je roulerai sur du velours, qu’il n’y avait plus que des inaugurations à faire», a-t-elle relevée hier.
Un rameau d’or à la main – celui-là même qui permet à Virgile de pénétrer dans les Enfers –, elle a rappelé qu’en buvant l’eau du Léthé, autre fleuve de l’au-delà, on pouvait tout oublier, voire renaître. Les feuilles d’or ont donc été généreusement distribuées hier à tous ceux qui méritaient d’être associés à la récompense: Département des constructions, Direction de la mobilité, députés qui ont oublié un peu vite qu’ils ont voté le projet. Sans oublier les TPG qui avaient rasé les murs. Ces derniers étaient présents: Patrice Plojoux, président de la régie publique, et Roland Bozon «de Higgs», directeur, pour le côté quatrième dimension des nouveaux horaires, des doubles distributeurs à tickets, et plus largement pour la capacité de l’entreprise à provoquer, en sus, un anticyclone climatique propice au collapse du système. I





