Vendredi, 24 mai 2013

L’avenir dépend des mobilisations populaires

JEUDI 05 JUILLET 2012

ENVIRONNEMENT • A la suite de la déclaration finale du sommet Rio+20, Olivier de Marcellus rappelle que les émissions de gaz à effet de serre battent chaque année de nouveaux records.

Comme prévu, Rio +20 a marqué un nouveau recul dans les engagements des Etats pour préserver le climat et notre biosphère, la déclaration officielle «conciliant» Développement Durable et Economie Verte avec un pillage redoublé des ressources et une croissance illimitée. Aucun accord contraignant n’a été conclu. Pas étonnant, puisque que les pays riches, responsables de 75% des gaz à effet de serre (GES), ne veulent plus admettre leur plus grande responsabilité en la matière.
Pire! Sans reprendre aucune des propositions des mouvements sociaux – par exemple l’encouragement d’une agriculture paysanne émettant beaucoup moins de GES que l’agro-business – la porte a été ouverte à une privatisation et une financiarisation généralisée de la nature. Cela malgré le constat d’échec total du marché des droits d’émissions (c’est-à-dire de polluer), les émissions de GES battant chaque année de nouveaux records.

Les traders et hedge funds de Genève, qui profitent de ce paradis fiscal pour piller la planète, contrôlant depuis ici une grande partie du marché mondial du grain, du minerai, du pétrole, du charbon, du gaz – et des droits de polluer! – peuvent se réjouir.

Plus que jamais, l’avenir dépend des mobilisations populaires, pour imposer partout des alternatives au niveau local. C’est pourquoi nous avons été déçus que Le Courrier n’ait pas couvert notre «Visite Guindée de la Genève du Trading», petite satire pour marquer Rio et insister sur la nécessité que Genève réoriente son développement dans un sens plus positif pour la planète et pour ses habitants.
 

 

OLIVIER DE MARCELLUS, pour la Coordination Climat Justice Sociale, www.fsl-geneve.org/CJS_PhotosTradingTour.html

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